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Le recrutement responsable au coeur des échanges du congrès de l'Umih

Vie professionnelle - jeudi 25 novembre 2021 14:44
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Strasbourg (68) Le 69e congrès du syndicat patronal, qui s'est déroulé à Strasbourg, vient de se terminer. Les débats étaient centrés autour de l'attractivité, de l'emploi, du recrutement, de la fidélisation des collaborateurs... des enjeux cruciaux pour le secteur qui fait face à une mutation accélérée depuis la crise sanitaire.



Le 69e congrès de l’Union des métiers de l’industrie hôtelière (Umih) vient de se clôturer, après trois jours de vifs débats. Les 23 novembre et 24 au matin étaient réservés aux assemblées générales de branche. Pour l’occasion, le syndicat a notamment accueilli Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État chargé du Tourisme, et Bruno Le Maire, ministre de l'Économie (lire ici).

Les tables rondes dédiées à l’emploi étaient organisées le 24 novembre après-midi et la matinée du 25. Attirer, former et fidéliser étaient au centre des échanges. Pour l’occasion, le syndicat a fait participer des professionnels, comme Hélène Clautour, venue témoigner de son expérience (lire ici notre article). Des agents Pôle Emploi ont également fait le déplacement pour mettre en avant toutes les actions du service de l’État.

L’aide au recrutement

  • L’apprentissage et les aides via 1 jeune 1 solution.
  • L’immersion en entreprise.
  • Le 3995 : numéro gratuit à composer pour contacter Pôle Emploi, qui met en relation les professionnels avec des conseillers (cliquez ici pour plus d’information).

Thibaut Guilluy, haut-commissaire à l'emploi et à l'engagement des entreprises au ministère du Travail, a insisté sur le fait que le ministère est “le bras armé opérationnel” pour aider les petites entreprises en les aidant à préparer, former et recruter. Il a évoqué l’aide pour les jeunes dans le cadre de 1 jeune 1 solution, mais aussi l’ouverture de l’emploi aux personnes en situation de handicap. “Il faut donner envie aux jeunes et à tous ceux qui veulent se reconvertir de rejoindre votre secteur, vos projets. Il faut valoriser les parcours de réussite d’apprentissage, de développement… l’ascenseur social est très largement permis dans vos structures.”

 

L’immersion en entreprise

Catherine Poux, directrice du service aux entreprises à Pôle emploi a pris la parole lors d’une table ronde dédiée à l’attractivité pour présenter les différentes actions de Pôle Emploi en faveur des entreprises. Elle a notamment évoqué l’importance de l’immersion en entreprise pour les jeunes, les personnes en reconversion et également celles éloignées de l’emploi. Cette initiative, appuyée par Hervé Jouanneau, adjoint à la directrice et responsable du département conseil en formation au sein de Pôle emploi : “Pour les formations courtes, le secteur de l’hôtellerie-restauration représente 14 %. Et le Gouvernement vient de renforcer les accès à ce type d’action. Il faut la possibilité au cours d’un parcours de pouvoir remettre le pied à l’étrier et combler le besoin en compétences.” Une mesure soutenue également par David Gallier, directeur régional adjoint en charge des opérations Pôle emploi région Grand Est. “57 % des formations du secteur sont préalables à l’embauche, c’est-à-dire les formations courtes en entreprise. C’est le principal levier pour les entreprises. Pour faire simple : il faut se rencontrer pour travailler ensemble.”

 

Bonnes pratiques et initiatives

David Gallier a présenté l’initiative Mon job sur un plateau, mise en place en partenariat avec l’Umih du Haut Rhin, pour répondre de façon urgente aux besoins de recrutement de cet été. “Nous nous sommes inspirés de ce qui a pu être fait pour les vendanges”, a-t-il expliqué. Une action qui a démarré à Colmar avant de se déployer sur tout le département. Il s’agit de deux lignes téléphoniques : l’une dédiée aux demandeurs à l’emploi, tenue par un conseiller Pôle emploi, et une ligne dédiée aux professionnels. En quatre mois, cette démarche a abouti à 185 offres pourvues.

Pierre Siegel, président des hôteliers Umih du Bas-Rhin, président Best Western France, a expliqué le travail du groupe hôtelier sur sa marque employeur, avec pour objectif “que les collaborateurs se sentent fiers de travailler chez nous et soient heureux”. Le groupe fait appel à ses salariés pour mener des réflexions collectives, comme sur le sujet de la rémunération. Best Western a également mis en place une politique d’avantages : “Plus nous fidélisons nos collaborateurs, plus on s’éloigne des problèmes de recrutement”. Ainsi, les salariés peuvent bénéficier de tarifs préférentiels au sein des hôtels de la coopérative, des points, convertibles en cadeaux, sont attribués en fonction des performances de chacun... L’entreprise a également mis en place un service Best Western for me, qui permet aux salariés de bénéficier de services gratuits comme des soutiens psychologiques, d’aides pour la garde d’enfants, aux devoirs… Et au-delà de ces avantages, le groupe mise également sur la formation.

>> Le débat est lancé : qu’ont mis les professionnels du secteur en place dans leurs établissements ? Ou que sont-ils prêts à faire ? Vous pouvez suivre tous les témoignages avec le #Attractivite

 

Transition écologique et reconquête 

Gérard Pfauwadel, conseiller national à la sortie de crise, est venu témoigner lors du congrès. Il a notamment rappelé qu’il existe un numéro d’aide gratuit pour les entreprises : 0806 000 245. L’importance de la reprise, argument également développé par Pedro Novo, directeur exécutif chez Bpifrance. Autre enjeu : le développement durable. “Le développement durable ne doit pas être une contrainte.” Nicolas Dayot, président de la FNHPA et président de la commission développement durable du comité de filière tourisme, a souligné son importance de la transition écologique dans le cadre de la relance mais aussi dans celui de l'attractivité : “Les gens ne veulent plus travailler dans une entreprise qui a un mauvais impact sur l'environnement.” Pedro Novo a d’ailleurs insisté sur l’importance des investissements en développement durable, car ils feront la différence face aux banquiers dans le futur.

Des arguments également développés par Pantxika Fagoaga, propriétaire d'un hôtel familial, qui a prévu “de gros investissements écologiques”. Mais ils ne sont pas tous pris en charge par le fonds tourisme durable : sur 180 000 € de travaux, le financement représente 77 000 €. Des travaux motivés par “convictions personnelles au départ, mais finalement aussi pour anticiper la transition écologique, si on veut être compétitif en matière de tourisme.”

Enfin, la digitalisation reste l’autre évolution qui s'est accélérée avec la crise. “Les entreprises du secteur doivent connaître leurs clients et être capables de communiquer”, a insisté Harry Hagège, vice-président CHD Expert. Ses conseils : être visible en ligne et donc avoir un site internet qui permet la réservation en direct, et être présent sur Google Maps.

#Attractivite #Umih 


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