×

L'Hôtellerie Restauration et ses partenaires utilisent des «cookies» pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du site, améliorer votre expérience, personnaliser des contenus et publicités en fonction de votre navigation et de votre profil, réaliser des statistiques et mesures d'audiences afin d’évaluer la performance des contenus et publicités, et partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Certains de ces cookies sont soumis à votre consentement. Vous pouvez exprimer votre choix de manière globale, ou paramétrer vos préférences par finalité de cookies. Vous pouvez modifier ces choix à tout moment par le lien en bas page.

Accédez à notre politique cookies en cliquant ici




Actualités
Accueil > Actualités > Vie professionnelle

Protéger ses collaboratrices sur le chemin du travail

Vie professionnelle - jeudi 26 novembre 2015 10:18
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question
Ajouter un commentaire
Partager :
Article réservé aux abonnés

Paris (75) Selon un rapport du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEFH), 100 % des utilisatrices des transports en commun ont été victimes au moins une fois dans leur vie de harcèlement sexiste ou d'agression sexuelle. Les femmes qui travaillent dans l'hôtellerie et la restauration sont particulièrement exposées en raison des horaires décalés ou tardifs.



Beaucoup de femmes terminent tard dans la restauration.
Beaucoup de femmes terminent tard dans la restauration.

Dans les transports en commun, les deux tiers des victimes d'injures et insultes sont des femmes, tout comme l'écrasante majorité des victimes de violences sexuelles. Ces agressions ont lieu principalement dans les bus, sur l'ensemble du territoire, et plutôt en journée. À Paris, six femmes sur dix redoutent une agression ou un vol dans les transports contre trois hommes sur dix. Enfin, une étude internationale de l'institut de sondage Yougov montre que 85 % des Parisiennes pensent qu'elles ne seraient pas aidées en cas d'agression dans le métro. Dans ce contexte, après six mois de concertation et en s'inspirant des recommandations du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEFH), le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, présentait en juillet dernier avec Pascale Boistard, secrétaire d'État chargée des Droits des femmes, et Alain Vidalies, secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, un plan d'action articulé autour de douze engagements fermes contre le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports, parmi lesquels

- l'expérimentation de l'arrêt à la demande des bus de nuit afin de permettre aux femmes de descendre au plus près de chez elles ;

- des campagnes d'information dans le métro pour dénoncer les mauvais comportements et expliquer aux victimes et aux témoins par quels moyens ils peuvent agir ;

- la mobilisation des services de l'État sur tout le territoire et la possibilité de contacter un numéro d'urgence par téléphone (ou SMS) avec géolocalisation de l'appel afin de permettre aux forces de l'ordre d'intervenir plus vite (3117 pour la SNCF ou 3246 pour la RATP) ;

- des personnels mieux formés pour favoriser une prise en charge des victimes et une plus grande mixité dans les entreprises de transport.

Les pouvoirs publics rappellent en outre qu'une agression sexuelle est punie de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende et le harcèlement sexuel de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende.



Les bonnes pratiques mises en place par les entreprises
Les restaurants ferment tard, les hôtels sont ouverts 24 h/24 et les entreprises sont parfois isolées. Dans ce contexte, le personnel féminin, bien représenté dans les postes à l'accueil, en salle, au bar mais aussi dans les étages, doit inspirer une attention toute particulière pour le retour en fin de service mais aussi pour les prises de postes matinales, en particulier les week-ends, avec la déshérence dans les transports en commun de personnes alcoolisées à l'heure des sorties de boîtes de nuit.

L'organisation par l'employeur de déplacements collectifs avec une indemnité kilométrique au conducteur semble avoir, par exemple, les faveurs des traiteurs-organisateurs de réception. Le Syndicat français des maîtres d'hôtel d'extra (SFMHE) qui compte des sociétaires féminines, impose à ses clients ou employeurs un tarif kilométriques de 1,28 €/km pour le conducteur et une indemnité horaire aux passagers pour tous les déplacements collectifs vers un lieu de réception. Le raccompagnement d'une collaboratrice par son patron ou un collègue digne de confiance demeure l'un des usages les plus répandus. Dans les grandes entreprises de restauration et les chaînes hôtelières, le remboursement sur justificatif des frais de taxis après 22 heures est calqué sur les pratiques des agences d'hôtesses qui ont inspiré des usages spécifiques à l'emploi de personnel féminin. En tout état de cause, l'employeur ne doit pas s'inquiéter uniquement de la ponctualité de ses employées mais aussi de leur capacité à se rendre sur leur lieu de travail en toute sécurité. Condition pour trouver du personnel qualifié et motivé.
Francois Pont

Journal & Magazine
N° 3760 -
26 novembre 2021
N° 3759 -
13 novembre 2021
SOS Experts
Une question > Une réponse
Fonds de commerce : création, achat, reprise et vente
par Maître Sophie Petroussenko
Services