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Congrès du GNI : indépendants ensemble

Vie professionnelle - mardi 20 octobre 2015 10:11
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Saint-Quentin-Fallavier (38) De nombreux thèmes étaient à l'ordre du jour, les 12 et 13 octobre : réglementation, labels, pré-enseignes, numérique...



Le premier congrès annuel du Groupement national des indépendants (GNI) était organisé par l'un de ses membres fondateurs, la Fagiht, les 12 et 13 octobre à Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Michel Bellet, président de la Fagiht Isère, a accueilli les participants en présence de Didier Chenet, président du GNI, et des deux présidents délégués, Claude Daumas (également président de la Fagiht) et Philippe Quintana, président du GNI-Conseil des territoires. De nombreux thèmes on été abordés.


Une avalanche de contraintes sur la restauration

Les professionnels de la restauration doivent faire face à de nouvelles obligations. Depuis le 1er juillet 2015, ils doivent informer la clientèle sur la présence d'allergène dans les plats qu'ils proposent. "Jusqu'où êtes-vous responsable ?", explique Jéremie Voslion, enseignant en droit. Et de préciser : cette indication est seulement obligatoire dans le cas d'une insertion volontaire de l'allergène par le restaurateur. La présence fortuite n'est pas prise en compte, contrairement aux industriels qui doivent préciser "Peut contenir des traces de…"

Pour faire comprendre les raisons de cette nouvelle obligation, mal acceptée par les professionnels, Pascale Couratier, présidente de l'Association française pour la prévention des allergies (AFPRAL), a indiqué que d'ici à 2040, plus de 40 % de la population sera concernée par ce risque d'allergie. Cette contrainte deviendra un atout commercial.


Disparition des pré-enseignes

La disparition des pré-enseignes est une véritable catastrophe pour de nombreux établissements situés à la campagne ou en station, a rapporté Claude Daumas : "Nous avons demandé aux mairies de ne pas faire déposer les pré-enseignes avant d'avoir organisé le fléchage dans la ville."


Multiplication des labels

Pas facile de s'y retrouver dans les dispositifs et autres labels mettant en valeur la qualité de la cuisine. "Le statut de Maître restaurateur a été récemment revisité, et je regrette que l'on ait autorisé ce titre pour les salariés", déclare Alain Fontaine, restaurateur à Paris et président de la commission Maître restaurateur du Synhorcat, tout en rappelant que le titre est aussi attaché à l'établissement. La nouvelle version du label Fait maison ne fait pas plus l'unanimité en raison du durcissement des critères.


► Éco-responsable, un plus pour l'entreprise

C'est sous le titre provocateur de 'Biodéchets, de l'or dans vos poubelles' que Stephan Martinez, propriétaire du restaurant Le Petit Choiseul à Paris, fondateur de Moulinot Compost et Biogaz et vice-président chargé du développement durable au Synhorcat, a présenté l'opération pilote de tri, collecte et valorisation des déchets qu'il a mise en place afin d'anticiper les obligations de la profession. Il avait prévu de collecter 200 tonnes, il en a finalement obtenu 580 tonnes. Par ailleurs, 2 500 salariés ont été sensibilisés au gaspillage alimentaire ainsi qu'à la mise en place du tri à la source des biodéchets.


► Les négociations sociales

Les professionnels sont toujours dans l'attente d'un accord sur le temps partiel qui leur permettrait de déroger à la durée minimale de contrat de 24 heures par semaine et de réaliser des coupures de plus de 2 heures. Les négociations en cours depuis décembre 2013, n'ont toujours pas abouti. De plus, l'avenant signé le 16 décembre 2014 pour sécuriser le régime des forfaits jour pour les cadres est toujours dans l'attente de son extension.


Le numérique

Le numérique a été qualifié par Didier Chenet de "formidable opportunité pour nos affaires" et "vitrine sur le monde ouverte 24 h/24". Le président du GNI s'est félicité que la loi Macron ait permis aux professionnels de récupérer leur liberté en matière de politique tarifaire. Revers de la médaille, internet contribue aussi au développement de l'économie dite collaborative, qui constitue une concurrence directe et déloyale envers les professionnels. Le GNI réclame que cette nouvelle économie soit soumise à la même réglementation et la même taxation.


Pascale Carbillet
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