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Accueil > Actualités > Vie professionnelle

La profession en rang serrée contre un relèvement du taux de TVA

Vie professionnelle - mardi 23 octobre 2012 10:44
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Quelle sera la décision du gouvernement ? Va-t-on relever le taux de TVA en restauration ? Toutes les rumeurs vont bon train.



'Il ne s'écoule pas un jour sans que nous ayons droit à une annonce qui jette un peu d'huile sur le feu du délicat problème de la TVA dans la restauration', déplore Gérard Guy, président de la CPIH.
© Thinkstock
'Il ne s'écoule pas un jour sans que nous ayons droit à une annonce qui jette un peu d'huile sur le feu du délicat problème de la TVA dans la restauration', déplore Gérard Guy, président de la CPIH.

Cette fois, tous les sigles des signataires du Contrat d'avenir apparaissent en haut du communiqué de presse diffusé le 16 octobre par les organisations professionnelles. Il sort la veille du congrès national du Synhorcat qui doit accueillir la ministre du Tourisme, Sylvia Pinel, et Thomas Thevenoud, député de Saône-et-Loire en charge de la mission sur la TVA. Leurs interventions sont d'ailleurs très attendues par les chefs d'entreprise. Dans le communiqué, la profession revient une nouvelle fois sur les conséquences d'une modification du taux de TVA réduit dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration et annonce l'envoi d'un courrier commun à tous les parlementaires. : « Mesdames et Messieurs les parlementaires, faites vos comptes, la relève du taux de TVA dans notre secteur risque d'entraîner la suppression de près de 100 000 emplois sur tout le territoire, soit l'équivalent de plus de 30 'usines Aulnay'. Vos décisions risquent de contribuer au plus grand plan social de l'histoire de l'hôtellerie et de la restauration ». Jeudi 18 octobre, les arguments de Thomas Thévenoud, qui doit rendre sa copie fin octobre, laissent les professionnels perplexes. Ils ont la nette sensation de ne pas être écoutés même si la ministre rappelle que le dossier TVA faisait l'objet d'un bilan partagé. Comme la vie n'est pas un long fleuve tranquille, vendredi 19, Europe 1 annonce que le gouvernement prévoit une hausse du taux entre 11 et 12%. L'Elysée dément par communiqué tandis que le président de la République, François Hollande, interrogé depuis Bruxelles, rappelle qu'aucune prise de décision n'interviendra avant la fin de la discussion engagée entre le ministère du tourisme et la profession. Nouveau communiqué commun de la profession : celle-ci « prend acte de la décision du chef de l'Etat de poursuivre sereinement cette évaluation ». Les organisations professionnelles « veulent poursuivre l'évaluation du bilan partagé de manière apaisée et constructive, d'autant plus que le bilan est très éloigné des amalgames et des propos approximatifs sans cesse répétés ». Elles se disent « déterminées à démontrer que les engagements pris lors de la signature du contrat d'avenir ont été tenus ». Durant la journée, Roland Héguy, président confédéral de l'Umih, évoque la fatigue des professionnels face aux rumeurs, « l'enjeu ce sont nos entreprises et nos emplois » martèle-t-il avec vigueur. Gérard Guy, président de la CPIH, choisit de prendre la plume. Il écrit : « nous assistons à une charge de cavalerie lourde à l'égard de nos professions. Il ne s'écoule pas un jour sans que nous ayons droit à une annonce qui jette un peu d'huile sur le feu du délicat problème de la TVA dans la restauration ». Force est de constaté que la défense de l'indépendant est aussi celle d'un patrimoine qui comprend le maintien et la création d'emplois. « Ce patrimoine que nous avons su constituer au prix de beaucoup d'efforts, de sacrifices et de nombreuses années de travail, risque de voler en éclat purement et simplement si le gouvernement persiste dans ses intentions démagogiques » déplore le dirigeant de la rue Baryé qui agite les chiffres d'une récente enquête : « si la TVA était relevé à 12% par exemple, 61% des entreprises seraient en difficulté et 66% des chefs d'entreprise renonceraient à investir ». Didier Chenet, qui a réagi dès vendredi à la première heure, dénonce la diminution du pouvoir d'achat des salariés du secteur liée à la refiscalisation des heures supplémentaires. Il réitère ce qu'il a dit devant Sylvia Pinel : il est "fier" de représenter une profession « solidaire, qui a la capacité d'intégrer tous types de jeunes, même les plus défavorisés, et qui a fait de grandes avancées sociales… ».
Sylvie Soubes

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