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Interdire ce qui l'était déjà, édito du journal du 17 septembre 2020

Juridique et social - mardi 15 septembre 2020 12:06
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Alors que la propagation du Covid-19 s’accélère en France, de plus en plus de départements renforcent les mesures contre l’épidémie. Les préfets de Gironde et des Bouches-du-Rhône, qui ont largement dépassé les seuils d’alerte, ont été sommés par le Premier ministre de prendre de nouvelles dispositions. Le 14 septembre, les deux préfets ont notamment annoncé l’interdiction de consommer debout dans les bars et restaurants, tout en précisant que les soirées dansantes étaient également proscrites dans ces établissements.

Le plus surprenant dans ces mesures réside dans le fait d’interdire à nouveau des pratiques qui le sont déjà. En effet, les cafés et restaurants ont en effet été autorisés à rouvrir après le confinement à condition de respecter les règles suivantes : les personnes accueillies ont une place assise ; une même table ne peut regrouper que des personnes venant ensemble ou ayant réservé ensemble, dans la limite de 10 individus ; une distance minimale d’un mètre est garantie entre les tables occupées par chaque personne ou groupe de personnes. Ces règles sont toujours en vigueur. Si le client doit être assis, cela interdit par conséquent la consommation debout et cela n’autorise pas non plus à danser. Ces dispositions ne devaient pas être suffisamment explicites pour ceux qui s’en affranchissaient partant du principe que tout ce qui n’est pas clairement interdit est autorisé. La consommation debout et la danse sont interdites dans tous les cafés et restaurants de France, et pas uniquement dans les départements où les préfets l’ont formalisé clairement.

#Edito #coronavirus #covid19


Pascale Carbillet
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