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Philippe Gourgaud (groupe PVG) : " Le projet du Pélican nous a permis de nous projeter sur un futur plus joyeux"

Hôtellerie - lundi 13 septembre 2021 11:37
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Annecy (74) Le directeur général du groupe familial PVG (basé à La Clusaz), explique comment il a traversé la crise et dévoile son projet d'hôtel éco-responsable, qui vient d'ouvrir à Annecy.



L’Hôtellerie Restauration : Pouvez-vous nous présenter le projet du Pélican ?

Philippe Gourgaud : Le Pélican est un hôtel 4 étoiles de 101 chambres et suites. Nous avons un restaurant, Ô Bon Bec, qui propose une cuisine du monde contemporaine, réalisée avec des produits locaux. C’est un restaurant cosmopolite donc, avec une DJ résident. Nous avons aussi créé une cave à viandes maturées, un bar à huîtres… L’idée est de faire de ce lieu un espace très dynamique, pour une clientèle - essentiellement - de 30-50 ans.

L’hôtel a été construit sur l’ancien hôpital d’Annecy, dont une partie est classé aux bâtiments de France. On a ajouté une aile pour compléter l’offre des chambres et surtout la restauration. Sur la façade de cet ancien hospice, côté lac, il y a un emblème, d’où vient le nom de l’hôtel : un pélican qui offre ses entrailles aux bébés. C’est le symbole de la générosité envers les générations futures.

Nous avons souhaité un hôtel moderne, dynamique, intégrant les codes de la Haute-Savoie, avec du bois, et des couleurs chaleureuses et accueillantes. Nous avons le projet d’ajouter une piscine extérieure pour le printemps prochain.

 

Comment avez-vous vécu ces derniers mois ?

La crise nous a surpris. On s’attendait à tout sauf à ça. On était perdu, on ne savait pas ce qu’on pouvait faire ou ne pas faire. On n’est pas habitué à fermer des établissements. C’est très difficile pour les équipes, mais aussi financièrement, en matière de trésorerie, et pour se projeter sur le futur. Cela limite les objectifs à du plus court terme. Il a fallu remotiver les équipes, relancer les machines. Mais comme nous avions en même temps le projet du Pélican qui nous tenait en haleine, nous étions dans la construction, la décoration, la finalisation des concepts… Cela nous a permis de nous projeter sur un futur plus joyeux. La réouverture du 19 mai a été accueillie par une clientèle très présente, même si nous avons dû rouvrir avec moins de personnel, parfois moins motivé. On a dû faire preuve de créativité et de beaucoup de sérieux pour satisfaire tout le monde. Nous restons attentifs à ce qui peut se passer. Nous sommes dans la reconstruction et la reconquête, ce qui nous fait vivre des expériences passionnantes alors même que nous vivons quelque chose de dramatique.

 

Comment voyez-vous l’avenir de notre secteur ?

Nous sommes dans une région porteuse, donc nous avons toutes les cartes en main. Nous sommes très optimistes pour l’avenir. Notre constat, c’est que le segment Mice va mettre plus de temps à repartir, puisque nous accueillons essentiellement une clientèle étrangère. Alors on essaie de compenser sur le loisir, avec une clientèle française. Le mois de septembre se présente néanmoins plutôt bien sur le Mice, même si nous n’avons pas atteint le niveau de 2019. Nous pensons aussi récupérer un peu d’affaires du côté des entreprises françaises.

 

Ouvrir un hôtel 2021, comment ça se passe ?

Toute la période de construction et de décoration s’est passée plutôt bien, malgré le retard pris par les entreprises en raison de la crise sanitaire. Il a fallu suivre les travaux de près. Nous avons ouvert le Pélican pendant une période de forte demande touristique. De plus, la ville d’Annecy a le vent en poupe. Nous faisons néanmoins attention à notre commercialisation et misons beaucoup sur le bouche-à-oreille et notre notoriété. Nous devons être vigilant sur les dépenses, au cas où.

 

Pouvez-vous détailler votre projet éco responsable ?

Avec le Pélican, nous sommes particulièrement engagés dans une démarche écoresponsable. Nous sommes situés au milieu d’un écoquartier en construction depuis cinq ans, autour d’une boucle d’eau thermique. C’est ce qui a guidé notre projet. Nous avons fait attention à tout. Dans les chambres, on retrouve des produits nobles non traités, on privilégie les circuits courts au maximum, on achète responsable… On a rejoint le collectif mondial 1 % for the Planet [réseau d’entreprise qui œuvre pour l’environnement au niveau mondial, NDLR], à qui nous reversons 1 % de notre chiffre d’affaires. Nous essayons d’avoir un impact positif sur notre environnement.

Aujourd’hui, on ne peut pas imaginer avoir un établissement sur le bord du lac d’Annecy sans protéger notre environnement. Celui-ci est notre gagne-pain, donc comment ne pas le protéger ? On est sensibilisé par tout l’écosystème qui nous entoure. On ne fait pas d’écologie pour en faire, on en fait parce que ça nous tient à cœur. Aujourd’hui, je ne pourrais pas envisager de faire mon métier sans y penser. Même pour nos employés, il y a aujourd’hui une culture, un rôle de transmission en faveur du respect de l’environnement, donc on fait très attention et on essaie également de sensibiliser nos clients.

#PhilippeGourgaud #Pelican 


Romy Carrere
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N° 3756 -
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