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Pas de sortie de crise avant septembre pour les hôteliers parisiens

Hôtellerie - lundi 15 juin 2020 09:52
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Paris (75) Avec un taux d'occupation moyen qui ne dépasse pas les 10 %, l'hôtellerie parisienne souffre au lendemain du confinement. Les experts du secteur n'envisagent pas d'amélioration avant l'automne. Mais, dans les autres régions, ils se disent plutôt confiants pour la saison estivale. Explications.



L’hôtel COQ est fermé. Le Monte Cristo est ouvert, avec un taux d’occupation de 40 % en juin et de 15 % en juillet.” Florian Bitker, directeur des opérations des deux établissements parisiens, membres des Hôteliers impertinents, espère “des jours meilleurs” bientôt. Sa situation reflète assez bien le contexte actuel dans la capitale. “Paris et l’Île-de-France vont être impactées jusqu’à la fin août, voire le début du mois de septembre prochain. La clientèle d’affaires ne sera pas au rendez-vous avant cette échéance, faute d’événements, de congrès et de flux : les frontières sont fermées et certains aéroports aussi. Actuellement, à Paris, le taux d’occupation dans l’hôtellerie ne dépasse pas les 10 %”, constate Stéphane Botz, associé et directeur national hospitality chez KPMG France. À cela s’ajoute un nombre conséquent d’établissements toujours fermés. Selon le cabinet MKG Consulting “seulement un quart de l’hôtellerie parisienne a rouvert, contre plus de 6 hôtels sur 10 en régions”. Précision de KPMG : “Dans les régions, on observe, en effet, une légère reprise au sein de l’hôtellerie super économique et économique : c’est-à-dire des établissements de 1 à 3 étoiles.”

 

“Cet été, la clientèle internationale long-courrier ne sera pas au rendez-vous”

L’éclaircie vient des zones balnéaires, de montagne ou situées à la campagne. “Elles vont reprendre du poil de la bête pendant l’été. Elles peuvent même attirer un peu de touristes européens, dès que les frontières et aéroports vont ouvrir à nouveau. Et ce dans les hébergements, comme les campings, les villages de vacances et les meublés. Ces-derniers (mobile home, appartements, gîtes…) ont des chances de tirer leur épingle du jeu, car ce sont des logements dédiés aux voyageurs : ils ne les partagent pas avec d’autres”, explique Stéphane Botz. Reste l’hôtellerie très haut de gamme. Et, là, rien n’est gagné pour juillet et août. “Cet été, dans les hôtels de luxe de bord de mer, la clientèle internationale long-courrier ne sera pas au rendez-vous. Certains hôteliers de la Côte d’Azur vont d’ailleurs rester fermés tant que l’aérien n’est pas rétabli”, commente l’associé chez KPMG. Il ne compte pas sur un retour de ces voyageurs loisirs haut de gamme “avant Noël 2020, voire début 2021”. Quant à la clientèle d’affaires européenne, elle pourrait revenir “dès cet été”, estime Stéphane Botz. Mais avec des réservations de dernière minute, à des prix raisonnables.

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Anne Eveillard
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