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Formation continue : des formules pour tous les profils

Formation - Écoles - lundi 29 juillet 2013 09:24
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Quelle formation choisir, courte ou longue ? En organisme public ou privé ? Et pour quelles thématiques opter ? Mieux vaut s'informer et demander conseil pour s'orienter au mieux.



Aujourd'hui, dans le domaine de la formation continue, tous les cas de figure existent, même le sur mesure. De la simple piqûre de rappel sur un thème précis à la formation sur plusieurs mois, en vue de progresser au sein de son établissement ou de se reconvertir, tout est possible. Mais pas à n'importe quelles conditions, ni à n'importe quel prix. Il faut savoir éviter les pièges et faire les bons choix pour, ensuite, mieux rebondir.

Au Greta des métiers de l'hôtellerie, à Paris (XVIIIe), "un agent d'accueil répond à chaque demande de candidature", explique Francine Garand, coordinatrice pédagogique et administrative. Un agent attribué en fonction de la formation demandée, afin de répondre au mieux aux questions de l'intéressé. Ensuite, une coordinatrice est affectée à chaque thématique, afin de guider le candidat et le recevoir en entretien. En charge notamment du CAP de cuisine, Francine Garand accepte environ 70 % des candidatures. "Les 30 % restantes sont orientées vers une mise à niveau." Des candidatures en majorité soutenues dans le cadre d'un congé individuel à la formation (CIF).


Des formations sur deux jours ou une année

"Nos formations durent en moyenne deux jours. Avec une hausse des demandes sur le thème de la sécurité alimentaire", constate Nadège Bousserez, responsable de projet marketing au sein de l'Association nationale pour la formation des adultes (Afpa), organisme parapublic impliqué dans la formation continue, à l'instar des chambres de commerce ou des chambres de métiers. Dans le nouveau catalogue de l'Afpa, quelque 25 formations en 48 heures sont ainsi proposées, à raison de 450 € à 500 € les deux jours. Ces formations vont des techniques de cuisson aux règles d'hygiène, en passant par la réfection des chambres. "Pour les adultes en reconversion ou les jeunes sortis du système scolaire, nous avons une quinzaine de formations qualifiantes sur des modules de 500 à 800 heures, qui s'étalent sur une année." Une implication au long cours qui peut se faire en alternance. Des financements sont proposés pour les formations courtes comme pour le 'qualifiant' : CIF, de DIF ou autres aides des conseils régionaux.

En marge des organismes publics de formation, qui n'assurent que 20 % de l'activité, les organismes privés sont nombreux. Et pour cause : toute personne physique ou morale peut exercer une activité de formation continue. Ce sont les méthodes d'enseignement, le profil des formateurs et, bien évidemment, les résultats obtenus qui font la différence et départagent les opérateurs. Il s'agit donc de regarder de près les brochures et les sites internet de ces organismes, voire de rencontrer un responsable avant de s'inscrire. Les DRH peuvent donner pistes et des conseils pour faire le bon choix. Quant au bouche-à-oreille, il reste efficace : recueillir les impressions d'un ancien stagiaire avant de se lancer permet d'anticiper les mauvaises surprises ou les erreurs d'aiguillage.

Anne Eveillard

La maturité des adultes, un atout

Et si se former à un âge où l'on ne devrait plus retrouver les bancs de l'école était un avantage ? C'est en tout cas le point de vue de Jackie Martin, professeur de cuisine au Greta des métiers de l'hôtellerie, à Paris (XVIIIe). "Je fais attention à ne pas traiter les adultes comme des adolescents, car ils sont bien plus réactifs que les jeunes. C'est à nous, enseignants, de les mettre en confiance, de les guider. Ils ont fait la démarche de venir se former, il faut les accompagner." Ce qui nécessite "beaucoup de psychologie", reconnaît l'enseignant, à laquelle s'ajoutent "le respect mutuel et l'esprit d'équipe". Ce qui n'est pas toujours évident chez des adultes qui ont eu l'habitude de travailler seuls, par exemple. "C'est à nous de trouver le déclic et de mettre à l'aise l'adulte qui, subitement, accepte de passer du statut de sachant à celui d'apprenant."

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