×

L'Hôtellerie Restauration et ses partenaires utilisent des «cookies» pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du site, améliorer votre expérience, personnaliser des contenus et publicités en fonction de votre navigation et de votre profil, réaliser des statistiques et mesures d'audiences afin d’évaluer la performance des contenus et publicités, et partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Certains de ces cookies sont soumis à votre consentement. Vous pouvez exprimer votre choix de manière globale, ou paramétrer vos préférences par finalité de cookies. Vous pouvez modifier ces choix à tout moment par le lien en bas page.

Accédez à notre politique cookies en cliquant ici




Actualités
Accueil > Actualités > Vie professionnelle

Congrès de l'Umih : le GNC dans le collimateur des hôteliers

Vie professionnelle - vendredi 25 novembre 2022 15:19
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question
Ajouter un commentaire
Partager :
Article réservé aux abonnés

Le 24 novembre se déroulait la troisième et dernière journée du congrès du syndicat patronal l'Umih, à Brest. L'occasion pour Olivia Grégoire, ministre en charge du tourisme, de venir à la rencontre des professionnels. L'après-midi était consacrée aux comptes rendus de branche. Deux présidents de branche, de l'hôtellerie et des saisonniers, ont demandé de sortir le GNC de l'Umih.



Les représentants de branche de l'Umih (de g. à d.) : Laurent Duc, Thierry Grégoire, Laurent Lutse, Hubert Jan et Jean Virgile Crance.
Les représentants de branche de l'Umih (de g. à d.) : Laurent Duc, Thierry Grégoire, Laurent Lutse, Hubert Jan et Jean Virgile Crance.

Le 24 novembre se déroulait la troisième et dernière journée du congrès du syndicat de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (UMIH), à Brest. La ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme, Olivia Grégoire, s'est rendue au congrès (Lire ici notre article).

L'après-midi était consacré aux comptes rendus de branche. Mais en préambule, il a été demandé à chaque président ce qu’il pensait de l’année 2022 et comment il voyait l’avenir. Laurent Duc, président Umih hôtellerie, a appelé les hôteliers à augmenter massivement les prix. "Aujourd’hui on a vidé nos trésoreries, de part le peu d’aides qu’ont eu les hôtels et surtout ceux qui font moins de 2 millions de chiffres d’affaires et qu’on se retrouve dans une situation à payer l’énergie. Les dispositifs annoncés par la ministre ne sont pas suffisants. Il va falloir trouver des solutions. Il va falloir augmenter massivement nos prix. Il faut que le consommateur sache aujourd’hui, une chambre ça ne vaut pas 60 € en 3 étoiles, cela n’existe pas, même pas au fin fonds de la France". Il a également expliqué qu’après treize années passées à la tête de l’Umih hôtellerie, il ne serait pas candidat à sa réélection en mars. 

Thierry Grégoire, président Umih saisonnier, a tenu à rappeler que l’Umih, cela veut dire union et qu’il ne fallait pas "perdre de vue que cette organisation professionnelle s’est faite sur la base de la transmission". Il faudrait former les jeunes qui arrivent à l’histoire de notre maison selon lui. "Si dans Umih on peut faire union mais à un moment donné on ne peut pas être dans la maison Umih ou être à l’extérieur quand cela ne sert pas les intérêts des indépendants que nous défendons",  a clamé le président des saisonniers qui rajoute "dans un immeuble, on peut être dans des appartements différents et je pense qu’aujourd’hui il y a une organisation associée qui n’a plus sa place à l’intérieur de l’Umih et qui doit sortir de l’Umih pour défendre les intérêts de ses propres mandants". Il propose la création d’une branche franchisée à l’Umih, comme la branche des traiteurs. Lui aussi, comme il l’avait déjà évoqué dans nos colonnes, ne sera pas candidat à sa réélection.

Laurent Duc, pour sa part va plus loin que Thierry Grégoire. "L’hôtellerie française c’est 80 % d’hôtels indépendants et demain elle sera indépendante à l’Umih. Je refuse que le GNC réponde de mes problèmes d’hôtellerie à ma place. Je ne veux plus que le GNC représente l’hôtellerie française. Pendant 20 ans j’ai pensé qu’on avait des problèmes communs que c’était des frères, mais le covid a révélé que ce n’était pas des frères et ils n’ont défendu que leurs entreprises". Tous deux seront très applaudis par la salle.

Laurent Lutse, président des cafés, brasseries et établissements de nuit a résumé l’année 2022 avec trois mots : "patience, persévérance et combativité". Pour l’année 2023, un dossier majeur va les occuper avec la refonte du code des débits de boissons. Le président rappelle son combat pendant la période Covid et son rôle au côté de Thierry Fontaine pour défendre les discothèques. Hubert Jan, président des restaurateurs, insiste sur les échanges constructifs avec la ministre ce matin, "ceci dit les problématiques sont les comptes d’exploitation, nos comptes produits ont été confortés car le volume d’affaires a retrouvé un peu de sens, par compte nos comptes de charges se trouvent sérieusement impactés par les coûts matières puis les coûts énergétiques et depuis le début de l’année 20 % d’augmentation conventionnelle des salaires", rajoute t’il. Attendant avec impatience ce qui va être prévu dans le bouclier énergétique.

Enfin, Jean-Virgile Crance, président du GNC, a quant à lui évoqué la nécessite de remontée de data, "l’un des leviers pour obtenir ce que nous souhaitons négocier auprès des pouvoirs publics". Rappelant "qu’aujourd’hui on raisonne en activité et non rentabilité, mais l’année qui vient avec les inquiétudes que nous avons, sera liée à cette rentabilité."  Si la reprise a été bonne avec des perspectives plutôt favorables avec le retour de la clientèle étrangère, il précise "que ça reste du court terme" avec la crainte d’un "effet ciseaux l’année prochaine. Avec une explosion de nos charges l’effet d’inflation va stopper la consommation à un moment donné alors que les charges des professionnels seront toujours là ". Il s'est déclaré inquiet pour l’année 2023. Au vu des propos tenu quant à la sortie du GNC de l’Umih, il a tenu à rappeler qu’il s’agit d’une association historique depuis 1994. "Soyons très clair, si l’Umih ne veut pas du GNC, prenons les dispositions, votons et chacun prendra ses responsabilités."  Le président du GNC a également rappelé que les cinq candidats à l'élection sont venus échangés avec le GNC. La volonté de faire une maison commune tout en souhaitant sortir un syndicat associé interroge le GNC.

Si la fin des échanges entre les présidents de branche et le GNC ont été mouvementés, cela n'a pas destabilisé le président fraîchement élu, Thierry Marx, au moment de prononcer le discours de clôture, même si celui-ci s'est avéré très agacé par la situation à la fin du congrès. "J’avais très envie de vous retrouver pour mieux vous connaître et mieux vous comprendre. Des moments forts, intenses, justes et sincères. Vous êtes des entrepreneurs, des gens d’audace, qui ne s’arrête pas au premier cassandre qui passe. Vous n’êtes pas des adeptes de la terre brulé". Le président a tenu à remercier tous les adhérents de l’Umih présents pendant ce congrès et a salué la présence d’Olivia Grégoire. "La ministre s’engage à regarder l’ensemble des dossiers pge ou énergie dès lors qu’ils seront alimentés. Nous serons au rendez-vous", a t-il assuré, en confirmant un premier rendez-vous avec la ministre dès la semaine prochaine. Le président en a profité pour annoncer des nouveaux sujets comme la nomination de huit nouveaux membres au directoire, le renforcement du rôle de la commission sociale, la création d’une commission finance, la création d’un outil moderne pour améliorer les échanges, redonner du sens au collectif avec la création d’une taskforce, renforcement de nos services pour inciter à l’adhésion. "L’Umih est enfant de la guerre. L’avenir ne nous fait pas peur. Construisons aussi avec l’ancien de nos anciens qui ont su s’engager". Thierry Marx souhaite reprendre les discussions autour de la maison commune, "de manière pragmatique, sur des sujets concrets, au service de la profession", avant de conclure sur la transition écologique. "La France est un exemple dans le monde entier ".

Prochaine destination pour le 71e congrès de l’Umih : Angers, du 28 au 30 novembre 2023. 

#Umih 


Pascale Carbillet et Romy Carrere
Journal & Magazine
N° 3791 -
03 février 2023
SOS Experts
Une question > Une réponse
Droit du travail en CHR (+ modèles de contrats et fiches de paie)
par Pascale Carbillet
Services