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Philippe Lefèvre (Umih Normandie) : "Le télétravail tue l'activité de nos établissements"

Vie professionnelle - mercredi 19 janvier 2022 10:05
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Fréquentation en berne, météo peu clémente en 2021, stigmatisation de la profession, manque de personnel… : le président de l'antenne régionale s'inquiète des défis auxquels les CHR normands sont confrontés depuis ces derniers mois.



Philippe Lefèvre (Umih Normandie) : 'On est encore en train d'accabler notre profession en nous disant que nous sommes des vecteurs de contamination.'
© DR
Philippe Lefèvre (Umih Normandie) : 'On est encore en train d'accabler notre profession en nous disant que nous sommes des vecteurs de contamination.'

L’Hôtellerie Restauration : Quel est le bilan de l’année écoulée dans votre région ?

Philippe Lefèvre : La saison passée a été très compliquée en Normandie car, contrairement à 2020, la météo n’a pas été favorable. La clientèle parisienne, qui vient facilement chez nous pour le week-end quand il fait beau, était absente. Il faut ajouter à cela le manque de personnel : certains établissements ont dû fermer un ou deux jours par semaine car ils n’avaient pas assez de salariés. C’est très dur car notre saison n’est pas très longue. La fin d’année a été catastrophique suite aux dernières mesures sanitaires. Il aurait mieux fallu fermer nos établissements.

 

Quels ont été les secteurs les plus impactés ?

Les bars ont bien fonctionné lors de la réouverture en juin. En restauration, la reprise a été plus modeste. Enfin, dans les hôtels, beaucoup de séminaires ont été annulés mais reprogrammés en dernière minute au moment de l’arrière-saison, jusqu’au coup d’arrêt de la 5e vague. Le télétravail est une catastrophe car il tue l’activité de nos établissements.

 

Rencontrez-vous des problèmes de recrutement dans votre région ?

Nous espérons que l’accord sur l’augmentation des salaires dans la profession sera rapidement étendu, c’est-à-dire qu’il deviendra applicable. Tant que cela n’est pas fait, nous ne pourrons pas proposer de meilleurs salaires à nos employés. Même si nous avons compris que leur première revendication était l’amélioration du confort de vie, c’est compliqué de mettre en place une nouvelle organisation du travail pour le moment, car nous n’avons pas assez de personnel pour répondre aux demandes de nos différentes clientèles.

 

Quel est l’impact des dernières mesures sanitaires sur la profession ?

La situation est difficilement supportable. On est encore en train d’accabler notre profession en nous disant que nous sommes des vecteurs de contamination alors que nous avons appliqué tout ce que le Gouvernement nous a demandé. Le cas des traiteurs est problématique car les événements de fin d’année n’ont pas pu se tenir mais leurs établissements ne sont pas fermés pour autant, comme le sont les discothèques. Ils ne sont donc pas indemnisés de la même façon.

 

Comment l’année 2022 s’annonce-t-elle ?

Beaucoup de repas d’entreprises et de collectivités ont été annulés en début d’année et ne seront pas reportés, ce qui impacte énormément les restaurants. Pour les vacances d’hiver, les clients se décideront certainement à la dernière minute. En Normandie, la saison débute généralement aux vacances de Pâques. Le défi sera alors de trouver du personnel motivé pour la saison et de pouvoir lui proposer des salaires revalorisés.

 

#PhilippeLefevre #Umih


Roselyne Douillet
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