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Un touriste passe 1,6 nuit dans l'Eure : trop peu déplore l'Umih 27

Vie professionnelle - lundi 20 novembre 2017 16:08
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Pose photo pour Michaël Schmitt (costume gris au centre et au premier plan), adhérents et fournisseurs, au cours de l'Assemblée générale 2017.
Pose photo pour Michaël Schmitt (costume gris au centre et au premier plan), adhérents et fournisseurs, au cours de l'Assemblée générale 2017.

Bernay (27)  Le prélèvement de l'impôt à la source, les délais de paiement de l'Urssaf qui changent à partir de janvier 2018,  la mise en conformité des caisses enregistreuses,  les nouveaux produits d'HCR Santé et Prévoyance, dont celui destiné au TNS et au conjoint collaborateur, étaient à l'ordre du jour de l'assemblée générale de l'Umih Eure, qui s'est tenue en novembre dans les locaux du pôle hôtellerie et restauration du lycée hôtelier Clément Ader, à Bernay. Pour le président de l'organisation professionnelle, Michaël Schmitt, l'objectif est aussi de « construire » avec ses adhérents. D'où un format qui leur permettait, à l'heure du déjeuner, d'être à table en petit comité avec différents fournisseurs, ou institutions comme le Fafih. L'Eure souffre d'un déficit d'activité. Coincé entre l'Ile de France et la côte Normande, pas facile pour le département de tirer son épingle du jeu. La durée moyenne des touristes est d'1,6 nuit. «Trop peu » déplore Michaël Schmitt qui regrette l'absence d'une politique qui puisse irriguer l'ensemble du territoire et pas uniquement Giverny. Le professionnel s'inquiète aussi pour l'avenir des commerçants du centre ville d'Evreux alors que l'extension du centre commercial du Grand Evreux va accueillir 60 enseignes supplémentaires. En 2016 et en CHR, le taux de défaillance d'entreprises a toutefois été stable. « Des chiffres qui s'expliquent par le développement de la restauration rapide. Mais avec un fort turn-over ».  L'univers de la nuit continue quant à elle de s'appauvrir « Il y avait 17 discothèques en 2002. Il en reste 4 ». L'hôtellerie comme la restauration traditionnelle peinent à recruter, notamment en saison. Le manque de personnel qualifié est important. Pour renverser la donne, un programme local, porté par l'Umih 27, l'Etat, le Département, la Région, Pole Emploi ou encore le Fafih, vient d'être lancé à l'initiative du traiteur Frédéric Erisay. C'est dans ses locaux techniques que va se dérouler une formation pré-qualifiante de commis qui va s'adresser à des jeunes en situation précaire ou de handicap. L'Eure subit une « désindustrialisation sévère. Un seul bassin d'emplois s'en sort, il va de Louviers à Giverny, avec un deux pôles, logistique et pharmaceutique, qui se situe le long de l'A13. Ailleurs, les marchés stagnent, commerçants et artisans se sentent sinistrés. Il n'y a personne pour reprendre les fonds. La valeur des affaires chute. Il est urgent de casser cette sinistrose au profit de nouvelles ambitions pour notre territoire » considère le dirigeant syndical.

Sylvie Soubes
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