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Pourquoi l'Umih a prolongé le mandat de Roland Héguy et d'Hervé Bécam

Vie professionnelle - lundi 10 avril 2017 17:09
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Le mandat confédéral, qui devait arriver à terme en 2018, a été prolongé de deux ans. Explications et feuille de route.



Roland Héguy et Hervé Bécam, respectivement président et vice-président confédéraux de l'Umih.
Roland Héguy et Hervé Bécam, respectivement président et vice-président confédéraux de l'Umih.

L'Hôtellerie Restauration : Une modification exceptionnelle des statuts de l'Umih a été votée à l'unanimité la semaine dernière en Assemblée générale extraordinaire, prolongeant de deux ans votre mandat confédéral à la tête du syndicat, de 2018 à 2020. Pourquoi ?

Roland Héguy et Hervé Bécam : Les trois prochaines années vont être décisives pour le tourisme et nos entreprises. Il y a la représentativité. Les résultats attendus vont être annoncés d'ici la fin du mois. Ils vont confirmer la place de l'Umih comme numéro un chez les cafés, hôtels et restaurants et établissements de nuit et son implantation territoriale, dans les zones touristiques et dans tous les départements français, y compris en outre-mer. La représentativité trouve sa nécessité notamment en matière sociale, car elle va déterminer quelles seront les organisations aptes à siéger en commission mixte paritaire, celles qui pourront engager la profession dans un accord, et celles qui pourront disposer d'un droit de veto. Le nombre des mandats seront aussi attribués en fonction du poids des organisations. L'autre gros dossier, c'est la réforme des branches. Elle est inéluctable. Nous allons passer de 750 branches à environ 150 d'ici 2019. Notre branche actuelle doit être 'moteur' de la branche tourisme. À notre initiative, nous avons déjà rencontré une dizaines d'acteurs du tourisme avec lesquels une communication commune est envisagée. Nous devons dessiner les contours de cette future branche pour ne pas, à terme, nous laisser imposer des textes qui léseraient notre secteur. Des dates sont fixées, la loi demande à ce que les négociations en vue des regroupements soient engagées.

 Vous venez d'annoncer le lancement d'une campagne sur les réseaux sociaux intitulée  '#chaquejourcompte' : quel en est l'objet ?

Pour l'hôtellerie et la restauration, les plateformes doivent être impérativement encadrées. Pour cela, nous sommes dans l'attente des décrets d'application de la loi Lemaire qui auront un effet immédiat pour les hôteliers et les consommateurs avec deux mesures essentielles, que nous avons portées : la création d'un numéro d'enregistrement et l'identification des loueurs. Le Gouvernement s'est engagé. Nous maintenons la pression en lançant sur les réseaux sociaux une campagne 'Chaque jour compte, chaque jour est utile'. Si ces décrets n'étaient pas publiés, ce serait une faute et un déni du travail parlementaire. Pour les hôteliers, chaque jour compte face à l'augmentation des offres de location. Nous sommes aussi dans l'attente du décret de l'artisan cuisinier qui devrait être publié avant le premier tour des élections.

Qu'attendez-vous du futur président de la République ?

Nous attendons signal politique en faveur du secteur avec la nomination d'un vrai patron du tourisme au Quai d'Orsay avec un budget promotion la France à la hauteur. Ce secteur est vecteur d'emplois, d'investissements et de richesse. Les enjeux sont considérables : la France est en lice pour la coupe du monde de rugby en 2023, les Jeux olympiques en 2024 et l'Exposition universelle en 2025. La France doit relever le défi, se donner les moyens de faire rêver à nouveau.

 Quelle feuille de route avez-vous fixée avec les fédérations Umih ?

Après la présidentielle, il y aura les législatives. Nos bureaux vont se mobiliser auprès des futurs députés et sénateurs. C'est aux présidents départementaux, avec leurs sensibilités et leurs mots, de prendre le relais sur le terrain. En juin, nous allons organiser un important séminaire qui préparera ce qui devrait s'appeler 'Assises de la restauration'. Elles se tiendront en novembre durant notre congrès national, à Reims. L'objectif est de faire un état des lieux de la restauration à cinq ans. Ensuite, il y aura la saison d'été que nous espérons bonne. La profession, dans son ensemble, en a besoin. A la rentrée, nous allons nous engager dans une grande opération sur la taxe de séjour, destinée à sensibiliser les municipalités. Elles ont des obligations et des prérogatives dans la collecte qu'elles doivent maîtriser davantage.

Sylvie Soubes
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