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Quand l'État ouvre des comptes, édito du journal du 2 mars 2017

Vie professionnelle - mercredi 1 mars 2017 09:54
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"Le 1er janvier 2015, le compte personnel de formation (CPF) s'est substitué au droit individuel à la formation (DIF). Désormais, c'est au salarié de l'activer sur le site dédié et de chercher sa formation dans une liste arrêtée par les partenaires sociaux. Les formations sont obligatoirement certifiantes ou diplômantes. En 2016, malgré toute la bonne volonté du Fafih pour faire connaître le dispositif, seulement 3 000 dossiers ont été traités. Les salariés de l'hôtellerie et de la restauration ont eu du mal à s'emparer de l'outil, comme bon nombre de salariés français.

Au 31 décembre, date fixée par l'État, l'argent de la collecte qui n'a pas été utilisé est parti dans ses caisses. Tous les OPCA de France étaient concernés. Doit-on s'en émouvoir ? Oui, car le délai d'un an et demi était bien trop court. Sous couvert d'une bonne action, l'État aurait-il eu besoin d'argent rapidement ? Il serait intéressant de savoir combien de salariés français ont, à ce jour, ouvert leur CPF, et combien connaissent le compte personnel d'activité, entré en vigueur le 1er janvier 2017, qui regroupe les droits issus du compte personnel de formation - encore lui ! -, du compte personnel de prévention de la pénibilité et du compte engagement citoyen, le tout résultant de la loi travail. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?"


Sylvie Soubes
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