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Attentats du 13 novembre : les CHR frappés de plein fouet

Vie professionnelle - lundi 23 novembre 2015 11:34
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Les professionnels subissent un fort contrecoup, tous segments confondus. Fréquentation et chiffre d'affaires sont en berne.



Les CHR souffrent d'une baisse de fréquentation très nette, au lendemain des attentats du 13 novembre.
Les CHR souffrent d'une baisse de fréquentation très nette, au lendemain des attentats du 13 novembre.

 
Pour Christian Navet, président de l'Umih Paris Île-de-France, "la situation est grave" : "L'impact ne peut pas être comparé à celui de Charlie Hebdo, compte tenu que les attentats du 13 novembre ont visé des cibles non représentatives. Aujourd'hui, chacun d'entre nous se sent une cible potentielle. Il y a une peur généralisée. Cela ne me rend pas très optimiste pour les fêtes", reconnaît-il.

Sur le chapitre de l'hôtellerie, les adhérents du Synhorcat-GNI ont ainsi observé un taux d'occupation en chute de 51 % pour la semaine du 13 au 19 novembre, comparé à la semaine précédente. "Annulations, départs anticipés et désaffection touchent l'ensemble des établissements, toutes catégories confondues. Quelques hôtels ont même fermé temporairement dans le XIe arrondissement de Paris, faute de clientèle. Le taux d'occupation prévisionnel pour les fêtes de fin d'année est quant à lui de -34 %", déclare Didier Chenet, président du Synhorcat-GNI. De son côté, le Bristol a perdu en trois jours 700 000 euros en réservations annulées, et prévoit une baisse du chiffre d'affaires de 30 % en novembre.

Les répercussions ne se limitent pas à la capitale, comme le montrent les résultats d'une enquête réalisée par la Fagiht-GNI auprès de ses référents locaux, installés dans différentes régions. "Sur 250 professionnels répondants, 80 % ont constaté des annulations, mais surtout des baisses, voire un arrêt des réservations et des visites sur les sites internet. Environ 10 % des établissements indiquent avoir une baisse de plus de 50 % des demandes, par rapport à une semaine classique du mois de novembre. Les demandes de devis ont été divisées par 3, voire par 4, précise Claude Daumas, président de la Fédération, avant d'ajouter : Les annulations proviennent principalement d'étrangers, le motif étant, pour certains d'entre eux, qu'ils ne veulent pas venir dans un 'pays en guerre'."

 

- 38% de taux d'occupation pour les restaurants

La restauration n'est pas épargnée. Sur les premiers jours suivant les attentats, Groupe Flo a constaté une baisse des réservations des groupes de l'ordre de 50 % pour ses brasseries (La Coupole, le Vaudeville…), et au 20 novembre, la fréquentation restait impactée avec une baisse de l'ordre de 25 %. "Le taux d'occupation pour la semaine du 13 au 19 novembre comparé à la semaine précédente est de - 37,64 % pour les cafés, bars et brasserie, et de - 38 % pour les restaurants, poursuit Didier Chenet. Les traiteurs organisateurs de réceptions sont particulièrement touchés : certains enregistrent des annulations de près de 80 % de leur activité tandis que d'autres déplorent d'ores et déjà la perte de 25 % de leur chiffre d'affaires prévisionnel."

Pour Dominique Bénézet, délégué général du Syndicat national de l'alimentation et restauration rapide (Snarr), "la restauration rapide est impactée de la même façon que la restauration traditionnelle". Seul le segment des livraisons semble s'en tirer. "Nous avons gardé le même rythme de croissance", admet Gilles Raison, à la tête d'Allo Resto.


Violaine Brissart
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