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Le classement ne doit pas faire oublier les autres obligations des hôteliers

Vie professionnelle - lundi 11 juin 2012 14:19
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Paris (XVIe) Les professionnels sont venus en nombre au forum des hôteliers du Synhorcat qui s'est tenu au Shangri-La Paris. Au menu : nouveau classement hôtelier mais aussi rappel des obligations à respecter en matière d'hygiène.



Les hôteliers du Synhorcat sont venus en nombre assister à cette réunion d'information leur rappelant leurs obligations.
Les hôteliers du Synhorcat sont venus en nombre assister à cette réunion d'information leur rappelant leurs obligations.

Il reste un peu plus d'un mois aux hôteliers pour faire classer leur établissement. Le 23 juillet 2012, si les hôteliers n'ont pas fait leur demande, ils devront retirer toute référence aux étoiles. Ce qui veut dire, rappelle Michelle Lepoutre, présidente de la commission juridique et sociale du Synhorcat, que l'hôtelier devra non seulement retirer le panonceau sur la devanture de son établissement, mais aussi changer tous les documents comportant une référence à ces anciennes étoiles. 61 % des adhérents du Synhorcat sont classés et 68 % de ceux qui ne le sont pas encore envisagent de le faire d'ici au 23 juillet. L'une des principales raisons de ce non-classement est la nécessité de réaliser des travaux d'amélioration.

Sites de réservation en ligne : le combat continue

Christophe Palluel-Marmont tient à rappeler le combat engagé par le Synhorcat contre les pratiques de certains sites d'opinion et de réservation sur internet. Le Synhorcat a obtenu, le 4 octobre 2011, la condamnation des sites français d'Expedia, Tripadvisor et Hotels.com pour pratiques commerciales trompeuses. Le syndicat a notamment obtenu que ces distributeurs rajoutent la mention 'sur notre site' à côté de l'information relative à l'indisponibilité de l'hôtel aux dates sélectionnées, afin de lever toute ambigüité au détriment de l'hôtelier. Tout comme, ont dû être supprimées les prétendues offres promotionnelles qui ne servaient qu'à attirer le client sur ces sites sans qu'elles soient effectivement pratiquées par l'hôtelier. "S'il y a beaucoup de progrès, ce jugement n'est pas encore totalement appliqué, précise Christophe Palluel Marmont. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé, au Synhorcat, de déclencher la procédure de liquidation de l'astreinte prévue dans le jugement." L'organisation patronale vient d'engager un nouveau combat, avec le soutien des autres organisations professionnelles du secteur, afin de rétablir un équilibre dans les contrats conclus entre les hôteliers et les agences de voyages en ligne (ou OTA pour Online Travel Agencies) et faire disparaître les clauses léonines comme celles qui exigent le respect de la parité tarifaire sur le site de l'hôtel, qui ne peut donc proposer des tarifs inférieur aux clients qui viennent directement réserver sur le site de l'hôtel. Conjointement, ces organisations professionnelles vont faire une demande d'avis à la Commission d'examen des pratiques commerciales (CEPC), une autorité d'État qui est chargée de faire l'analyse des contrats qui lui sont soumis et de rendre un avis.

Le Synhorcat participe aussi aux travaux de l'Association française de normalisation (Afnor) sur la future norme 'Avis en ligne des consommateurs'. Il demande que le site vérifie que l'internaute a bien séjourné dans l'établissement, que le professionnel a un droit de réponse et que les avis ne sont pas biaisés.

 

Contrôler les légionelles

Depuis le 1er janvier 2011, les hôteliers ont l'obligation de faire une recherche sur la légionellose dans les réseaux d'eau chaude de leurs établissements tous les ans. Le Synhorcat a conclu un partenariat avec la société Bacti-hôtel, qui vient présenter ses prestations afin d'aider les hôteliers à respecter au mieux ces nouvelles obligations. Cette société propose la fourniture et la mise en place du carnet sanitaire. Celui-ci doit contenir les éléments descriptifs des réseaux d'eau chaude sanitaire, mais aussi les éléments relatifs à la maintenance des installations ainsi que les modalités et les résultats de la surveillance (contrôle de température et analyse des légionelles). Elle accompagne les hôteliers dans la surveillance des installations et apporte une assistance technique au traitement de l'eau. Elle propose enfin une assurance pour indemniser l'hôtelier en cas de fermeture administrative de l'établissement en raison de la présence de légionnelles.

 

Respecter l'hygiène alimentaire du petit déjeuner

Après le contrôle de l'hygiène alimentaire au moment du petit déjeuner dans plusieurs hôtels, un rappel des obligations en matière de sécurité alimentaire a été proposé. Philippe Daubras, formateur en hygiène à l'Asforest (centre de formation du Synhorcat), énumère ainsi les principaux points contrôlés par les services d'hygiène : les lave-mains, les poubelles, rarement conformes dans les hôtels, l'état des vestiaires du personne, un endroit où les services d'hygiène vont en priorité, car c'est un bon reflet de l'état d'esprit du personnel. Il convient également de veiller à l'état de propreté des enceintes de conservation des produits alimentaires, en faisant attention aux joints des chambres froide et du congélateur. Il faut aussi respecter la traçabilité des produits, donc conserver toutes les étiquettes, et le rangement des denrées dans les chambres froides, c'est ce qu'on appelle la sectorisation. Et bien sûr, respecter les DLC. Quant aux relevés de températures, Philippe Daubras constate qu'ils sont en règle générale bien effectués dans les hôtels.

Pascale Carbillet

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