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Face à la crise sanitaire, l'hôtellerie survit en Limousin

Hôtellerie - jeudi 28 janvier 2021 15:05
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Limoges (87) Comme dans le reste de la France, la crise sanitaire impacte l'activité des hôteliers en Haute-Vienne, en Creuse et en Corrèze. Les professionnels s'adaptent en attendant des jours meilleurs.



Avecle report des manifestations sportives et d'affaires, la situation des hôteliers limougeauds reste précaire.
© GettyImages
Avecle report des manifestations sportives et d'affaires, la situation des hôteliers limougeauds reste précaire.

Pour Alain Guillout, président de l’Umih de la Haute-Vienne, les comptes ne sont pas bons. Estimée à plus de 10 M€ de pertes sur l’année 2020 et près de 30 000 réservations annulées dans le même temps, la situation des 70 hôteliers limougeauds adhérents reste précaire. “Rappelons que la Covid-19 et ses avatars n’ont pas entraîné l’arrêt des activités, mais elles se sont fortement réduites. Limoges vit du tourisme, des manifestations sportives ou autres, et des professionnels en déplacement. Seuls ces derniers ont continué à fréquenter nos établissements, mais en proportion de leurs propres activités, elles aussi restreintes par la pandémie. De quoi apporter quelques nuitées en semaine, avec des taux de remplissage au plus bas, avec des week-ends déserts et un marasme général dans lequel les indépendants trouvent à peine de quoi survivre. Sans compter les investissements qu’ils ne peuvent plus assumer, les frais réguliers qu’il faut toujours honorer, en retenant qu’un hôtel qui ferme c’est un bâtiment qui se détruit de l’intérieur.”

Sur le reste du département, le constat n’est guère plus reluisant. De Bellac à Saint-Yrieix, de Saint-Junien à Eymoutiers, la faillite menace, et déjà plusieurs hébergeurs ont fermé leurs portes. À titre provisoire pour l’instant, mais ils pourraient le faire définitivement d’ici la fin du premier trimestre.

 

“Une perte de 25 % à 50 % en 2020”

“Nous déplorons pour le moment deux disparitions sur la seule agglomération de Limoges, révèle Antonino Pinelli, vice-président de l’Union – secteur hôtellerie – et patron du B&B proche de la gare. Début octobre, il y en avait sept. Ce qui à première vue paraît s’améliorer, mais tout est en trompe-l’œil. Les chaînes comme la nôtre s’en tirent mieux, et tout le monde s’adapte, avec du room service pour les clients, des partenariats avec des sites de plats à emporter, etc. Mais dans les campagnes, c’est pour beaucoup mission impossible.”

Dans le reste du Limousin, le tableau peut sembler moins sombre, comme en Creuse, où le dernier trimestre 2020 est qualifié d’encourageant grâce à une augmentation des vacanciers séduits par le retour à la terre. La Corrèze, tout en déplorant un grand nombre d’annulations durant l’hiver, compte beaucoup sur le printemps et le retour de jours meilleurs, constatant déjà une reprise des réservations.

“En Corrèze, l’activité est presque normale, résume Alain Bekaert, du bureau corrézien, et dans la Creuse, c’est disparate selon les agglomérations. Mais nous pouvons estimer une perte moyenne globale en 2020 pour tout le monde, de 25 à 30 %, voire 50 % chez certains. Nous avons pris des initiatives, comme les plateaux-repas dans les chambres, packages incluant restauration et nuitée, etc. Pour le moment, les hôtels du Limousin – en dehors de la Haute-Vienne - ont encore la tête hors de l’eau, mais jusqu’à quand ?”

 

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Jean-Pierre Gourvest
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