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Insolite "J'ai été confinée dans un palace de Singapour"

Hôtellerie - lundi 19 octobre 2020 16:05
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SINGAPOUR De retour à Singapour, résidents comme expatriés doivent se soumettre à un isolement sanitaire obligatoire pour lutter contre la propagation de la Covid-19. Les étrangers effectuent leur SHN (Stay Home Notice) dans des hôtels qu'ils découvrent au dernier moment. Une loterie hôtelière plutôt favorable puisque les séjours forcés se déroulent très souvent dans des palaces.



À la sortie de l’avion, des scaphandriers jaunes nous attendaient. Nous étions comme des pestiférés. Les voyageurs ont été répartis dans trois bus. Chacun transportait un groupe vers un palace différent pour 14 nuits et 15 jours de retraite. Nous étions prévenus de l’obligation de nous soumettre au SHN [tay home notice, période d’isolement obligatoire NDLR] mais personne ne connaissait son lieu d’affectation”, explique Anne-Claire Jozan, qui a partagé son expérience dans les pages du Petit Journal. En effet, arrivés à Singapour, résidents comme expatriés doivent se soumettre à un isolement sanitaire obligatoire pour lutter contre la propagation de la Covid-19. Les visiteurs étrangers passent ainsi quinze jours dans un hôtel, qu’ils découvrent au dernier moment. “Nous savions qu’il fallait régler, dès l’arrivée à l’hôtel, 2 200 dollars singapouriens soit 1 370 €. Quelle que soit la catégorie de l'hôtel, le prix comprenait la chambre, la pension complète et le test PCR obligatoire au onzième jour. J’ai été affectée au JW Mariott Hotel Singapore South Beach, un cinq étoiles luxueux et moderne.”

 

Si on sortait de sa chambre, la porte ne pouvait plus s’ouvrir”

“Les étrangers qui travaillent à Singapour sont bien traités. Certes, certains ont eu de mauvaise surprise avec la loterie hôtelière. Ils se sont retrouvés dans un mauvais hôtel sans fenêtres ni balcon, mais la plupart sont surclassés. Le Gouvernement nous appelait régulièrement pour prendre de nos nouvelles”, explique la Française, qui a été logée dans une vaste chambre avec une baie vitrée sans possibilité de l’ouvrir.

Des arrivants inventent des pathologies comme des allergies, des troubles alimentaires ou de la claustrophobie pour avoir un balcon, de la lumière, un surclassement, mais il faut produire des certificats médicaux. Je suis restée seule sans voir personne pendant quinze jours en dehors du test Covid. J’ai pu énormément travailler. Si on sortait de sa chambre, la porte ne pouvait plus s’ouvrir. La nourriture était déposée sur des chaises devant chaque porte. Il ne fallait pas ouvrir en leur présence. Je l’ai fait une fois. J’ai immédiatement été rappelée à l’ordre par la réception. J’ai entraperçu une fois ma voisine dans le couloir sans sortir la tête pour ne pas être détectée par les caméras. Lorsqu’il y avait des enfants, le confinement était très pénible, même dans un palace. Les chambres n’étaient jamais nettoyées mais j’avais tout le nécessaire et autant de linge que je le souhaitais”, ajoute la quadragénaire dont la chambre était annoncée à 450 € la nuit.

Les dernières données font état à Singapour de 57 911 cas de Covid-19 et 28 morts.

#Covid19 #Singapour #isolement #confinement


Francois Pont
En complément :
  L'article d'Anne-Claire Jozan dans le Petit Journal
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