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Peinture ou papier peint dans une chambre d'hôtel ?

Hôtellerie - jeudi 3 janvier 2019 12:31
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Paris (75) Quoi mettre sur les murs ? De l'uni ou des fleurs ? Du classique ou de la couleur ? Peintures et papiers peints ont leurs avantages et leurs inconvénients. Revue de détail.




Et s’il n’y avait pas que le blanc pour habiller les murs ? Dès que l’on sollicite architectes, architectes d’intérieurs et décorateurs, ils préconisent bien souvent d’éviter cette réplique de l’univers médical dans une chambre d’hôtel. “Parce que la couleur, c’est la vie”, explique la designer matali crasset, qui a paré de tons pastels ou acidulés les murs des chambres du Hi Matic, à Paris (XIe). C’est l’un des principaux avantages de la peinture : permettre d’apporter une touche colorée pour dynamiser et personnaliser un espace.

Un exercice dans lequel excelle l’architecte et designer Camille Flammarion, qui affectionne les couleurs apportant de la douceur et de la luminosité dans une chambre. Au Saint-Christophe, à La Baule (Loire-Atlantique), elle joue avec les bleus et les gris, tel un clin d’œil au ciel qui peut changer d’allure au fil d’une même journée.

Mais la peinture reste fragile, sans cesse confrontée aux chocs du passage des bagages. Dans une chambre, les portes et plinthes sont les premières cibles. Ce qui contraint de refaire les murs de façon régulière, si l’on veut garder l’effet ‘comme au premier jour’.

 

Du papier peint en vinyle pour renforcer les murs

Le papier peint n’est pas forcément plus résistant que la peinture, sauf si on opte pour une matière comme le vinyle, à l’instar de l’atmosphériste Sandrine Alouf, à qui l’on doit de nombreux hôtels à Paris, dont le Whistler (Xe) ou encore l’Apostrophe (VIe). Elle recommande cette matière qui non seulement réveille une chambre, mais en renforce les murs.

Le papier peint apporte également un graphisme”, ajoute l’architecte d’intérieur Pauline d’Hoop (voir ci-dessous). C’est le cas, par exemple, de la gamme Palace, dessinée par le décorateur Vincent Darré pour Au fil des couleurs, et inspirée par l’univers du Ritz parisien. Le papier peint raconte alors une histoire. Il projette dans un univers ou peut faire écho à la thématique de l’hôtel où il est posé.

À une limite près : “Le papier peint peut vite être daté”, souligne Pauline d’Hoop. Autrement dit : à court ou moyen terme, il peut porter les stigmates d’une époque ou d’un effet de mode. L’architecte d’intérieur suggère d’adopter le papier peint plutôt “pour un décor ou une scénographie qui ne dure pas dans le temps”. “C’est idéal, dit-elle, pour transformer rapidement un espace”, tel qu’un restaurant éphémère. Enfin, le papier peint peut aussi servir à tapisser des tiroirs, des étagères, voire un dressing : une touche colorée ou graphique en plus.


Anne Eveillard
Oser le tissu tendu

Lorsqu’on leur a dit que l’hôtel Monte-Cristo, à Paris (Ve), se positionnait sur “une réinterprétation du XIXe siècle”, elles ont tout de suite pensé à utiliser du tissu tendu. Les deux architectes d’intérieur sollicitées, Pauline d’Hoop et Delphine Sauvaget, n’en étaient pas à leur coup d’essai : elles ont déjà signé la déco du COQ Hôtel (XIIIe) ou encore celle du Camondo, le restaurant du musée parisien éponyme.

On a imaginé des chambres qui auraient pu être celles d’Alexandre Dumas, de ses femmes et de ses invités, explique Pauline d’Hoop. Et c’est dans celles destinées à ses femmes que l’on a mis du tissu tendu sur les murs. Cette matière apporte de l’épaisseur, une touche cosy, voire sensuelle. Elle s’arrache moins facilement que du papier peint et elle s’abîme moins que la peinture, surtout lorsque cette dernière est d’une couleur foncée.”