×

L'Hôtellerie Restauration et ses partenaires utilisent des «cookies» pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du site, améliorer votre expérience, personnaliser des contenus et publicités en fonction de votre navigation et de votre profil, réaliser des statistiques et mesures d'audiences afin d’évaluer la performance des contenus et publicités, et partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Certains de ces cookies sont soumis à votre consentement. Vous pouvez exprimer votre choix de manière globale, ou paramétrer vos préférences par finalité de cookies. Vous pouvez modifier ces choix à tout moment par le lien en bas page.

Accédez à notre politique cookies en cliquant ici




Actualités
Accueil > Actualités > Hôtellerie

Ian Brossat : "Paris compte 20 000 hôtels qui ne disent pas leur nom"

Hôtellerie - mercredi 8 novembre 2017 11:53
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question
Ajouter un commentaire
Partager :
Article réservé aux abonnés

Paris (75) L'adjoint au maire de Paris en charge du logement explique comment la capitale durcit sa politique pour mettre fin aux abus et à la concurrence déloyale des locations touristiques.



Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris chargé du logement : 'Une première étape a été franchie pour un retour à l'équité avec les loueurs touristiques.'
© FPONT
Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris chargé du logement : 'Une première étape a été franchie pour un retour à l'équité avec les loueurs touristiques.'

"Paris compte 100 000 locations meublées saisonnières dont 20 % sont des hôtels qui ne disent pas leur nom", relève Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris chargé du logement. Il se dit stupéfait par le changement des mentalités : "Il y a trois ans, seuls les hôteliers s'inquiétaient du phénomène. Les Parisiens nous reprochaient d'en faire trop. Aujourd'hui, ce serait presque le contraire." Il se félicite du chemin accompli par la ville - "qui a des habitants et n'est pas un décor de cinéma" - pour défendre son hôtellerie : "Je suis en relation constante avec les hôteliers. Une première étape a été franchie pour un retour à l'équité avec les loueurs touristiques. Nous avons imposé aux plateformes de location la collecte de la taxe de séjour, ce qui représente 55 M€ entre février 2016 et février 2017. Il s'agit maintenant de soumettre des idées au Gouvernement, alors que la loi logement sera débattue en février prochain. Les parlementaires parisiens proposeront que la prérogative du choix du nombre de nuitées maximales autorisées aux propriétaires de résidence principale, fixé à 120 jours actuellement, revienne aux élus parisiens. À New York, c'est 30 nuitées par an, pas plus", ajoute Ian Brossat, qui délègue à un observatoire des meublés touristiques la responsabilité de se prononcer sur le plafond des nuitées.

L'édile rappelle que les locations touristiques de résidences secondaires sont interdites par la loi Alur et s'indigne des abus des multipropriétaires. "Ce sont des professionnels qui se déguisent en amateurs. Nous avons assigné un loueur qui mettait à la disposition des touristes un immeuble entier ! Le tribunal de grande instance l'a condamné à une amende de 25 000 € par appartement, sans que cela lui donne l'envie d'arrêter. Nous l'avons assigné une seconde fois ! Les amendes depuis ont doublé et les peines approchent désormais le maximum. En effet, les juges considéraient jadis que les propriétaires ne connaissaient pas la loi, mais ce n'est plus le cas."

 

Airbnb paye en impôts la valeur d'un hôtel 3 étoiles à Périgueux

Ian Brossat estime que cette concurrence déloyale pourrait être contenue par un peu plus de justice fiscale : "Quand on pense que l'impôt payé par Airbnb en France correspond à la valeur d'un 3 étoiles à Périgueux, ce n'est pas acceptable !" Enfin, un nouvel outil municipal de régulation sera obligatoire à compter du 1er décembre prochain : chaque loueur devra obtenir de la mairie un numéro d'enregistrement. "Avec ce registre, nous pourrons mieux cibler nos contrôles. Vingt-cinq enquêteurs luttent contre la fraude dans la capitale. Ils sont cent à Barcelone", note Ian Brossat. Il insiste sur la responsabilisation des plateformes et la concertation avec les grandes villes : "C'est une problématique mondiale. Je suis invité à Barcelone pour un sommet afin de faire partager l'expérience parisienne. Nous serons aussi à l'initiative d'un grand colloque à Paris pour le 1er trimestre 2018." L'occasion peut-être de se pencher sur un autre péril en devenir : l'explosion des restaurants à domicile. "Dans ce domaine, tout reste à construire du point de vu législatif, a contrario des locations saisonnières où nous avons pu nous appuyer sur des textes existants analyse Ian Brossat.

Francois Pont
Journal & Magazine
N° 3790 -
20 janvier 2023
SOS Experts
Une question > Une réponse
Gouvernantes et service hôtelier
par Corinne Veyssière
Services