Actualités
Accueil > Actualités > Hôtellerie

Serge Cachan : 'Il faut être réactif et jouer sur les techniques de travail"

Hôtellerie - mercredi 16 août 2017 11:38
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question / Ajouter un commentaire Partager :

Le président d'Astotel revient sur la stratégie du groupe - qui compte seize hôtels à Paris - pour se maintenir dans des périodes de grands bouleversements.



Serge Cachan, président d'Astotel.
Serge Cachan, président d'Astotel.


L'Hôtellerie Restauration : Astotel investit dans les murs et fonds dans 70 % de ses affaires. Pourquoi ? Alors que certains groupes adoptent la stratégie inverse, en vendant les murs ?

Serge Cachan : Tout dépend de l'objectif que l'on a : être un hôtelier, construire un patrimoine ou être un financier. En l'occurrence, avec Astotel, nous sommes des hôteliers et nous cherchons à construire un patrimoine. Et dans ce contexte, nous pouvons acheter les murs et les fonds en fonction des opportunités. 

 

Quelle est la santé du groupe ?

Excellente ! En 2014 et 2015, au sommet des prix, nous avons vendu trois hôtels et renoncé aux acquisitions. C'est peut être une raison de la bonne santé financière du groupe. Nous n'avons pas été excessifs dans nos décisions ces trois dernières années. En janvier 2014, j'ai fait le constat qu'à Noël 2013, nous n'étions pas complet. C'était le premier signe d'un bouleversement.

 

Comment avez-vous fait pour conforter votre position ?

Il y a des moyens techniques et internes pour cela. Par exemple, nous avons installé depuis un an Room Checking pour faciliter notamment les rapports entre les équipes et les clients. Il faut être réactif et jouer sur les techniques de travail.

 

Vous avez lancé l'Astotour – la possibilité pour les clients de profiter de tous les hôtels du groupe pendant la journée - en 2016. Quel est le résultat un an après ?

L'Astotour est un moyen de créer une communauté. C'est une chance d'avoir seize points de chute à Paris, autant en faire profiter nos clients. Ils peuvent donc s'assoir, boire, manger dans tous nos hôtels. C'est avec le barème Tripadvisor que nous avons pu constater que c'était très apprécié. Il ressort un sentiment général de générosité. 

 

Que dire aujourd'hui de la destination Paris ?

Nous sortons de deux années épouvantables. Mais nous entrons désormais dans une ère nouvelle avec l'arrivée des communautés comme Airbnb. La réunion d'un comité interministériel sur le tourisme montre bien la prise de conscience que le tourisme est un enjeu majeur. Il faut également être prudent quand on parle de Paris et se débarrasser des préjugés. Aujourd'hui, les prix ont beaucoup baissé. Nous sommes loin des niveaux de 2012-2013. Les choses ont changé économiquement parlant. Et la menace des plateformes comme Airbnb est en train d'être canalisée grâce à un cadre légal. Le Gouvernement et les villes prennent des dispositions. Tout va dans le bon sens. Et les Jeux olympiques sont une très bonne nouvelle. C'est un signe de la qualité de la France et de Paris. 


Romy Carrere
Journal & Magazine
Services