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Reprise en liquidation judiciaire : "Le plus dur a été d'obtenir la garantie bancaire"

Fonds de commerce - vendredi 30 octobre 2015 16:10
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Tulle (19) Stéphane Houdayer avait créé et tenu son restaurant pendant une dizaine d'années. Il a exercé son métier en tant que salarié pendant une dizaine d'autres. Mais, à 45 ans, redevenir restaurateur le démangeait. C'est l'acquisition d'un fonds en liquidation judiciaire qui lui a permis de se remettre à son compte.



Cela a été beaucoup plus compliqué que ce qu'on l'on imaginait. On a failli se décourager et abandonner le projet plusieurs fois", confie d'emblée Céline, la compagne de Stéphane Houdayer, chef et désormais propriétaire du Bouche à oreille à Tulle (Corrèze). En septembre 2014, le couple apprend qu'un bar-restaurant musical est en liquidation judiciaire. Une occasion unique d'acheter le fonds à un prix inférieur à celui du marché, ce qui peut correspondre à leur budget. Ils contactent le mandataire liquidateur en charge de la cession qui leur transmet toutes les informations, le détail de la procédure à respecter et les délais pour soumettre une offre. Ils se rapprochent d'un avocat local spécialisé dans l'accompagnement du chef d'entreprise de PME-TPE. Celui-ci les guide tout au long des étapes à suivre lors de cette procédure particulière qui implique de présenter une offre de reprise conforme au cahier des charges imposé par le mandataire liquidateur, et de passer devant le tribunal de commerce. "Le plus dur a été d'obtenir le crédit et les garanties bancaires", explique Stéphane Houdayer.

Réticence des banques

Ils essuient quatre refus sur les six banques qu'ils approchent. "Nous avons senti une vraie réticence des banques du fait qu'un autre restaurant allait prendre la suite d'un établissement du même secteur ayant déjà fait faillite. Pourtant, notre projet se positionnait sur un créneau différent et je pouvais faire valoir mon expérience réussie de chef d'entreprise", confie l'ex-patron du Passé simple de 1995 à 2004. Ils finissent tout de même par obtenir l'appui d'une banque ainsi qu'un prêt d'honneur délivré par le réseau Initiative Corrèze. Entre temps, il leur a fallu régler un problème juridique concernant les murs qui bloquait la procédure de reprise du fonds de commerce. Ce n'est qu'en avril 2015 qu'une ordonnance du juge commissaire leur accorde la cession du fonds. "Quelques jours plus tard à peine, nous découvrions un important dégât des eaux", raconte le repreneur encore échaudé par cette mauvaise surprise. Après plusieurs mois nécessaires aux expertises des assurances, les travaux sont enfin réalisés. À la mi-septembre, Stéphane Houdayer ouvre les portes de son restaurant. Par souci de simplicité, il a conservé la même enseigne, mais il se positionne sur une gamme différente. Désormais, le Bouche à oreille propose une cuisine axée sur les produits locaux, frais et de saison. "Sélectionner rigoureusement ses produits, en fonction de la saisonnalité. Respecter les goûts, les associer, les magnifier, en toute simplicité", voilà la devise de Stéphane Houdayer, qui a débuté dans le métier à Laval auprès du MOF Pierre Portier, chef de la Gerbe de blé. Récemment, il a consolidé sa réputation de chef de cuisine au Petit Clos (Ussac), à la Truffe noire (Brive), à l'auberge Saint-Jean (Ussac) et dernièrement à 'La Treille Muscate' (Uzerche). La carte, qui sera renouvelée tous les mois, affiche des formules midi et soir consciencieusement étudiées pour mieux coller aux attentes de la clientèle. Pour l'aider à servir une trentaine de couverts, le chef a embauché un responsable de salle, une apprentie au service et deux apprentis cuisiniers.


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