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Faute de saisonniers, une restauratrice embauche deux retraités

Emploi - vendredi 6 août 2021 11:10
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Brantôme (24) Face à l'actuelle pénurie de saisonniers, Monique Delage a recruté deux jeunes retraités pour travailler dans son restaurant à Brantôme. La gérante de La Cabourne ne le regrette pas. Témoignage.



Monique Delage (à droite) et l'équipe de La Cabourne au grand complet, avec des salariés âgés de 24 à 66 ans.
© DR
Monique Delage (à droite) et l'équipe de La Cabourne au grand complet, avec des salariés âgés de 24 à 66 ans.

C’était ça ou fermer l’une de mes deux terrasses.” Pour ne pas se retrouver avec une trentaine de places assises en moins et faute de saisonniers, Monique Delage a recruté, début juillet dernier, deux personnes retraitées pour l’aider en salle et en cuisine. “J’ai mis des annonces partout, même sur les réseaux sociaux, mais personne n’a répondu”, confie la gérante de La Cabourne, restaurant situé au cœur de Brantôme (Dordogne). Elle s’en étonne encore et ce d’autant que “les saisonniers sont nourris et logés juste au-dessus de l’établissement”. Elle a donc dû solliciter deux de ses amis “jeunes retraités” : Sylvie Malagoux, 66 ans, au service, et Jacques Tournier, 62 ans, derrière les fourneaux. “Ils sont dynamiques et connaissent un peu le métier. Quant à Jacques, il s’est formé avec le chef et désormais il réalise tous les plats froids”, détaille la patronne de La Cabourne. Le duo de retraités s’est ainsi parfaitement intégré à l’équipe permanente en place, composée de deux autres salariés.

 

Cela permet de mélanger les générations au sein de l’équipe”

Depuis que j’ai recruté Sylvie et Jacques, je reçois beaucoup d’appels de retraités qui me proposent leurs services, pour compléter des fins de mois parfois un peu justes”, constate Monique Delage. Ce qui pourrait donner des idées à d’autres restaurateurs en cette période estivale, où les saisonniers habituels sont aux abonnés absents après dix-huit mois de crise sanitaire et de confinements à répétition. Autre avantage de ces profils atypiques de recrutés : “Cela permet de mélanger les générations au sein de l’équipe et ça crée une très bonne ambiance”, confie encore Monique Delage. Reste que l’arrivée du pass sanitaire fait redouter à la gérante de La Cabourne un mois d’août “compliqué”, “car nous n’avons pas de touristes anglais, en Dordogne cette année, et nous allons perdre la clientèle non vaccinée”. Adhérente à l’Umih de son département, elle fait état d’un moral en berne chez ses confrères. Elle ajoute : “Depuis le début de l’été, un gérant d’hôtel de 40 chambres recherche une femme de chambre. En vain. Si bien que son épouse et lui accueillent les clients, gèrent l’établissement et font aussi le ménage.

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Anne Eveillard
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