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Mois d'octobre en dents de scie dans la capitale

Conjoncture - mardi 26 octobre 2010 10:01
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75 - Paris Des parisiens moroses entre grève et manifestation, des clientèles étrangères qui annulent leur voyage, des homes d'affaires qui réduisent leurs dépensent : pas top le mois d'octobre.



Alors que la profession retrouvait des couleurs en septembre, octobre, qui est souvent parmi les plus gros mois de l’année pour l’hôtellerie parisienne, a été en “dent de scie”. L’expression revient souvent dans les commentaires. Christian Navet, président de l’Union patronale d’Ile de France résume ainsi la situation. “D’un côté, vous avez les étrangers qui suspendent leur voyage parce qu’ils ont l’impression qu’on est en guerre civile et de l’autre, une clientèle qui annule ses sorties du soir, afin de limiter ses dépenses d’essence”. Quant au service du midi, le voici “tronqué”. Parce que les “transports ont été compliqués, même s’il y avait des métros et des bus, les gens ont réduit leur temps de déjeuner pour partir plus tôt le soir.” Baisse du ticket moyen, report de la consommation vers les sandwicheries et les repas à emporter… Même les formules japonaises, qui se sont multipliées dans la capitale ces deux dernières années, ont accusé le coup. Dans les quartiers traditionnellement à touristes ou clientèles ciblées, le manque de visibilité s’est fait sentir. Thierry Campion, propriétaire de la Mascotte, rue des Abesses, témoigne : “il y a eu les vendanges à Montmartre qui attirent les parisiens, plus généralement il y a eu quelques salons. Ca a permis de sauver les meubles. Avant, on pouvait avoir une idée du service qu’on allait faire. En ce moment, on est dans le flou. Pire, la morosité ambiante se répercute sur la fréquentation, les gens n’ont plus envie de s’amuser. Moi, ce qui me fait peur aujourd’hui, c’est aussi les attentats”. A l’instar de ce patron, d’autres restaurateurs et cafetiers partagent cette crainte, qui veint s’ajouter aux effets de repli de la crise sociale. “Depuis que la télé a remis ça, nos consommateurs sont pessimistes” lance un bistrotier proche de la gare Montparnasse. Les ‘brèves de comptoir’ ont du mal à éclore. Au coin du zinc, la tendance automnale était d'ailleurs surtout aux jeux de grattage et de tirage, dans lesquels nos concitoyens ont trouver semble-t-il un sursaut d’espoir.
Sylvie Soubes

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