Malongo, 30 ans de commerce équitable, le retour d'expérience d'une marque responsable

Comment concilier enjeux économiques, sociaux et durables ? Le café au centre des bouleversements mondiaux.

Publié le 01 juillet 2022 à 16:39

Le saviez-vous ?

                - le café, c’est la deuxième matière première échangée au monde après le pétrole

                - son cours est déterminé à la bourse de New York (dont les variations issues de la spéculation impactent la vie des petits producteurs)

                - il faut 34 grains de café pour un expresso (chaque cerise – ça s’appelle comme ça – contient deux grains de café, il faut donc cueillir 17 cerises)

                - c’est possible de concilier réalités économiques et valeurs humaines

 

                Quand Jean-Pierre Blanc, directeur général du torréfacteur niçois Malongo est allé à la recherche de cafés bio au Mexique il y a 30 ans, il a rencontré des petits producteurs dans une pauvreté absolue. Des indiens méprisés par les locaux et exploités par des intermédiaires sans scrupules.

                On ne pouvait pas continuer comme ça.

                C’est là que Jean-Pierre Blanc rencontre le prêtre et docteur en économie hollandais Francisco Van der Hoff. Celui-ci aidait les petits producteurs à se regrouper en coopératives, à vendre le café plus cher et à le faire savoir aux clients finaux grâce au label Fair Trade Max Havelaar, qu’il co-créait avec Nico Roozen en 1988. Le commerce équitable tel qu’on l’entend aujourd’hui était né.

                Malongo allait accompagner son développement et faire le pari que ses clients allaient accepter de payer plus cher pour à la fois plus de qualité et un plus juste partage de la valeur. 30 ans après, ce pari est gagné. En 2020, Malongo a importé 5096 tonnes de café de 13 pays différents et a versé 2 247 012 $ de prime de développement aux petits producteurs.

                Et pour boucler la boucle, il fallait aussi que la machine à cafés ait certaines vertus.

                Quand Jean-Pierre Blanc se rend en Chine à l’occasion de ses visites dans les unités de production (faute de sous-traitants français, la machine expresso à doses Malongo était fabriquée en Chine), il est frappé par notre dépendance. Et leur mainmise sur les pays d’Asie et d’Afrique qu’il connaît par ailleurs n’est pas fait pour le rassurer. Est-on incapable de produire en France à un coût équivalent ?

                On ne pouvait pas continuer comme ça.

                C’est là que Jean-Pierre Blanc décide de relocaliser la production en France. Et les clients ont suivi, sensibles à un approvisionnement français et responsable :

- la machine Eoh est fabriquée en France (label Origine France Garantie)

- nombre de pièces limité pour la durabilité

- les dosettes sont en papier, l’opercule en carton recyclable

- économe en énergie

                Pari gagné.

Innover c’est bien. Transmettre c’est encore mieux.

Alors qu’en 1992 il n’y avait pas encore d’enseignement du café dans les écoles hôtelières, Malongo se charge d’organiser des conférences sur le café aux élèves qui travaillaient sur les jeux paralympiques de Barcelone. Devant leur engouement, il fallait faire quelque chose. C’est ainsi que l’éducation nationale a créé un module d’enseignement en 1997 et que Malongo, en partenariat avec celle-ci, a créé le concours du jeune professionnel du café. Objectif : transmettre les valeurs éthiques, le bio, le goût, la qualité, le geste et le service. A la clé plus de 30 000 élèves formés. Pari gagné.

Malongo #JeanPierreBlanc# CaféCommerceEquitable#

 

 


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Publié par Olivier MILINAIRE



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