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Cafés et restaurants : Didier Chenet détaille les demandes de la profession pour une réouverture réussie

Vie professionnelle - mardi 9 mars 2021 12:00
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Les organisations professionnelles refusent que la distanciation sociale soit revue à la hausse et sont contre l'idée d'un passeport vaccinal à l'entrée des établissements. Elles proposent aussi une réouverture en trois phases. Didier Chenet, président du GNI, détaille ces demandes.



© GettyImages


Le Gouvernement avec les organisations professionnelles préparent la réouverture des cafés et des restaurants. Une réunion a eu lieu vendredi 5 mars, faisant l’objet d’un communiqué commun de l’Umih, du GNI, du GNC et du SNRTC. Une prochain tour de table est prévu le mardi 16 mars. Le point avec Didier Chenet, président du GNI.

  • Nous avons demandé que la date de réouverture qui sera fixée (et qui devra être respectée) prévoit un délai de prévenance de 3 semaines afin d’informer les professionnels de la prochaine réouverture, de reconstituer les équipes, de les former, d’assurer la remise en route des équipements donnant ainsi les moyens aux entreprises de fonctionner de nouveaux.

Ensuite, nous avons posé 2 préalables à la réouverture des cafés et restaurants :

  • Que la distanciation sociale ne soit pas revue à la hausse au sein des établissements, 1 mètre entre les chaises des clients n’appartenant pas au même groupe étant un maximum.
  • Que le gouvernement renonce à toute idée d’un « passeport vaccinal » à l’entrée des établissements.

Nous avons ensuite présenté les conditions sanitaires d’une 2ème réouverture des cafés et des restaurants réussie :

  • Une réouverture sécurisée reposant sur un protocole sanitaire qui a fait ses preuves et une application Tous Anti Covid placée au cœur d’un dispositif efficace de traçage. Nous travaillons avec Cédric O, Secrétaire d’État chargé de la Transition numérique, à la mise en place d’un QR code à l’entrée des établissements afin que les clients enregistrent leur présence en le flashant au moyen de leur smartphone équipée de cette application.
  • Une réouverture accompagnée par un contrôle renforcé dans les établissements de nature à garantir une concurrence équitable entre les professionnels ainsi que la sécurité de tous ;
  • Une réouverture progressive et pragmatique, adaptée à la situation sanitaire :

Nous avons ainsi proposé une ouverture en 3 phases :

  • la 1ère phase à la fin mars 2021 avec :
    • la réouverture des restaurants le midi en semaine à l’occasion du service du déjeuner et utilisation des terrasses.
    • et la réouverture des restaurants d’hôtels le soir pour leurs seuls clients.
  • une 2ème phase en avril 2021 marquant le début de la saison (les vacances scolaires s’étalant du 10 avril au 8 mai) avec :
    • la réouverture des restaurants pour les 2 services (midi et soir) semaine et week-end.
  • une 3ème phase en juin 2021 avec :
    • la réouverture des bars et des discothèques au moyen le cas échéant d’un protocole sanitaire spécifique.
  • Enfin, nous avons envisagé que la réouverture des cafés et des restaurants intervienne selon la situation sanitaire locale au niveau du département. L’absence de tension sur les services hospitaliers départementaux et de circulation active du virus dans certains départements doit, selon nous, permettre une ouverture des cafés et des restaurants.

Accompagnement économique

Si la réouverture des cafés et des restaurants devait être organisée d’un point de vue sanitaire, elle doit aussi être accompagnée d’un point de vue économique et financier. Nous avons justifié cette demande par la reprise dégradée d’activité prévisible des établissements à la réouverture (à fortiori si l’activité est limitée au seul service du déjeuner) et la situation catastrophique des établissements après un an de crise et alors que les remboursements des prêts bancaires hors PGE reprennent. Alain Griset a tenu, à ce sujet, à rappeler les travaux en cours de son côté afin de permettre aux entreprises d’obtenir un nouveau report d’un an de leurs échéances historiques hors covid et abaisser les frais bancaires exigés.

Nous avons ainsi demandé que 3 mesures soient prises dans les semaines encadrant la réouverture et durant tout le temps où des contraintes sanitaires s’imposeront aux établissements :

  • La poursuite de l’activité partielle sans reste à charge après la réouverture pour celles des entreprises qui doivent y recourir afin de permettre à toutes les entreprises du secteur de continuer de recourir à un dispositif d’indemnisation sans reste à charge lors de leur réouverture et jusqu’à la reprise d’une activité non dégradée en raison des mesures sanitaires et de sauvegarder l’emploi… Comme ce fut le cas lors du 1er déconfinement avec le maintien de l’activité partielle jusqu’à la fin de l’année 2020.
  • Le maintien des exonérations de charges sociales patronales et du crédit de cotisation de 20%, pour « baisser le point mort des entreprises » selon l’expression du Président de la République afin de les inciter à une reprise d’activité même dégradée.
  • Et le maintien d’une indemnisation des entreprises sur la base d’un pourcentage du CA ou de l’EBE négatif à définir afin de ne pas condamner les entreprises les plus pénalisées par une reprise dégradée.

Nous avons ajouté qu’à ces mesures d’accompagnement immédiat devront venir s’ajouter les mesures d’un nouveau plan de relance permettant de désendetter les entreprises, de valoriser et de relancer l’activité des hôtels, cafés et restaurants et d’organiser leur futur.

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