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#Coronavirus : certains comptables profiteraient-ils de la crise ?

Vie professionnelle - vendredi 20 mars 2020 11:44
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C'est en tout cas ce que dénonce Paul Duverger, président du GNI Rhône-Alpes Région Est et restaurateur à Sallanches.



Paul Duverger, président du GNI Rhône-Alpes Région Est.
Paul Duverger, président du GNI Rhône-Alpes Région Est.

Vous êtes en colère contre certains comptables ?

En effet, j’ai été offusqué d'apprendre que des cabinets comptables réclamaient, pour faire la demande de chômage partiel des salariés, une lettre de mission préalable accompagnée d'un règlement avec des montants forfaitaires entre 500 et 600 euros et 35 à 50 euros par salarié… Cette pratique est insupportable dans le contexte actuel. Je veux bien qu’ils aient un surplus de travail mais ils ont obtenu des délais pour les dépôts de bilan. La situation demande un effort collectif.

Comment avez-vous vécu l'annonce de fermeture samedi 14 mars ?

J’ai un restaurant qui fait une centaine de couverts par jour et j’ouvre à l’année. L’annonce de fermeture qui est tombée en directe et en plein service a rendu l’ambiance assez irréaliste, tout le monde était tellement surpris. Nos consommateurs se sont lâchés en consommant davantage, se disant que c’était la dernière fois avant bien longtemps qu’ils profiteraient de cette convivialité. Ensuite, il a fallu gérer dans l’urgence avec la mise en sauvegarde des marchandises qui pouvaient l’être. Le dimanche, j’ai distribué les produits périssables au personnel et à des associations. Lundi tout était fermé. J’ai créé depuis  un réseau WhatsApp avec mon personnel. Nous sommes une quinzaine. Il est important de se tenir au courant et de prendre des nouvelles de chacun. C’est dans ce type de situation que l’on mesure combien le lien social du travail est important.

En tant que président régional, comment voyez-vous la situation ?

Le gros du boulot est à venir. Hier nous étions en conférence téléphonique avec le président de Région, Laurent Wauquier et les grands opérateurs de la montagne. Il ne faut pas noyer les pouvoirs publics sous des propositions mais il faut qu’ils comprennent bien le fonctionnement de nos différentes entreprises. La Région devrait débloquer 150 millions mais il faut que cet argent ne soit pas dilapidé. Il est préférable de prendre le temps d’analyser les vrais besoins des différents secteurs. Nous avons organisé pour nos professionnels une permanence téléphonique. Nous les tenons au courant de toutes les mesures prises, en revanche il ne faut pas leur donner des informations qui ne soient pas vérifiées.

Et au niveau national ?

Comme vous le savez, le GNI est très actif. Je viens de vous parler des comptables. Le problème des banques demeure, malgré toute la bonne volonté de la Bpi. Les taux appliqués aux découverts de ligne de trésorerie varient d’un établissement bancaire à l’autre. Il faudrait dans le contexte actuel que l’Etat régule ça dès à présent et durant toute la période que durera la crise sanitaire. L’échéance de la fin du mois inquiète bon nombre de TPE qui ne savent pas comment ils vont payer tous leurs salariés. Les chefs d’entreprise ne comprennent pas non plus l’assourdissant silence des assureurs. L’épidémie ne rentre pas dans la garantie perte d’exploitation à ce jour.

#coronavirus #virus #covid-19 #PaulDuverger #comptable #GNI

 


Sylvie Soubes