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L'Umih 28 s'enflamme contre les meublés touristiques

Vie professionnelle - lundi 26 mars 2018 11:33
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Chartres (28) Une convention signée entre l'agence départementale de développement et de réservation touristique et Airbnb a largement occupé les travaux de l'assemblée générale.



L'assemblée générale de l'Umih 28, qui s'est tenue à Chartres (Eure-et-Loir), aurait dû aborder de nombreux problèmes, notamment l'accessibilité, les formations ou les normes sanitaires. "Mais nous avons été dépassés par l'actualité, explique Chantal Mauduit, la présidente départementale du syndicat, à la suite de la convention signée en février entre l'agence de développement et de réservation touristique d'Eure-et-Loir, donc le conseil départemental, et Airbnb."

La présence de Laurent Duc, président d'Umih hôtellerie, a été l'occasion de rallumer les feux de cette campagne. Laurent Duc ne s'est pas économisé pour attaquer cette convention qui vise à reconnaître un état de fait, celui de l'emprise croissante des meublés touristiques, et notamment d'Airbnb. Cette première convention en France pour le développement du tourisme rural acte en effet la mainmise de la plateforme dans les territoires : l'an passé, les arrivées Airbnb ont progressé de 65 % en Eure-et-Loir, avec 75 % des offres en milieu rural. "Nous sommes assaillis, attaque Chantal Mauduit. L'ADRT a répertorié 540 meublés touristiques déclarés sans compter ceux qui ne le sont pas." Tout en dénonçant cette convention départementale, Laurent Duc a estimé qu'il était "illusoire de penser que cette convention va entraîner un mouvement de déclarations de meublés illégaux." Chantal Mauduit a pourtant profité de la présence d'élus locaux et régionaux et de l'office de tourisme de Chartres pour qu'une pression soit exercée sur les propriétaires. Et cela alors qu'aujourd'hui, aucune ville - y compris Chartres, pourtant très touristique - n'a engagé les démarches. Un courrier va donc être adressé aux élus pour qu'ils engagent cette procédure afin de recouvrer la taxe de séjour. Autre souci, celui des formations avec notamment la refonte du CAP HCR. Les entreprises  d'accueil devront posséder un nouvel agrément quinquennal de la Direccte, avec interdiction d'accueillir des jeunes de moins de 16 ans (15,5 ans aujourd'hui) du fait de la présence d'alcool. "Impensable !", se sont lamentés plusieurs membres de l'Umih.

 

Jean-Jacques Talpin