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À la rescousse des centres-villes, édito du journal du 21 septembre 2017

Vie professionnelle - mercredi 20 septembre 2017 09:44
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On parle souvent de la désertification rurale, moins de la dévitalisation des centres-villes. Et pourtant, le phénomène est inquiétant. Une association d'élus vient - enfin - de demander au Gouvernement de le déclarer grande cause nationale. Dans le même temps, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), qui déplore aussi une "désertification galopante", réclame des états généraux du centre-ville. C'est un sujet de société dont il faut débattre. Le commerce de proximité est nécessaire à l'attractivité d'une ville, même quand elle est touristique. Des quartiers sans commerces, sans étals, sans terrasses sont appauvris, désenchantés.

En 2015, 55 % des villes moyennes avaient un taux de vacance supérieur à 10 %. Les petits hôtels, les restaurants indépendants, les cafés sont également pris dans l'engrenage. Il ne s'agit pas d'opposer périphérie et centre-ville, mais de comprendre et penser la réorganisation des territoires, sachant que le taux de vacance des centres commerciaux, qui ont poussé comme des champignons, a été multiplié par deux entre 2012 et 2015. Il est effectivement temps de regarder les choses autrement. Car qui dit attractivité, dit ressources.

Sylvie Soubes


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Thierry QUIEFFIN
copie d'un courrier envoyé et diffusé il y a quelques jours: 100 000 000 de visiteurs à quel prix? Lettre ouverte à Monsieur Le Drian Ministre des Affaires Etrangères et du Tourisme ainsi qu'aux différents responsables du Tourisme en France prônant l'arrivée de 100 millions de visiteurs dans les années à venir. Monsieur Le Ministre, Mesdames et Messieurs, Je ne suis qu'un simple directeur d'hôtel passionné par son métier, son pays et le développement du tourisme en France. Mes parents et moi même avons eu quelques responsabilités dans ce domaine au niveau local durant ces quarantes dernières années. Aujourd'hui vous souhaitez la venue de 100 millions de visiteurs par an dans notre pays. Notre France à toujours et sera pour longtemps j'espère un pays phare et un point d'attrait indéniable pour les touristes du monde entier. Ce domaine représente environ 7% de notre PIB et des centaines de milliers d'emplois. Notre pays a de nombreux atouts touristiques naturels, historiques, industriels ou gastronomiques et des professionnels du tourisme compétents et de plus en plus ouverts à nos visiteurs. Mais, car il y a toujours un Mais, cet objectif ambitieux et uniquement basé sur un chiffre «mythique» 100 Millions de visiteurs est-il réellement cohérent et atteignable raisonnablement ??? Je rappelle que ce chiffre a déjà été évoqué par plusieurs ministres dans le passé... Est ce au prix du sacrifice de sites naturels remarqués par l'UNESCO ? Je pense aux iles Lavezzi par exemple sur lesquelles sont déversés jusqu'à 8000 visiteurs par jour sur 0,66 km2 absolument somptueux mais dont le seul objectif est de s'empiler sur les 500 métres de plages et où les déchets quotidiens de saucissonades familliales sont effrayants (et je ne parle pas des déchets des centaines de bateaux ancrés sur place). Sans parler également de la destruction de la faune, de la flore et des enrochements du site. Est ce au prix de la folie de certaines régions touristiques ? Je pense à la Bourgogne Franche Comté incapable de justifier la présence de 2 stands d'environ 40m2 à 50m d'intervalle au dernier salon du tourisme de Paris. Est ce au prix d'une guerre entre les autocaristes et la ville de Paris tournant au ridicule absolu «oui aux touristes; non aux bus qui les transportent» ? Est ce au prix du sacrifice de milliers d'hôtels indépendants pour des raisons de mises aux normes (ubuesques pour certaines/ nécessaires pour d'autres) mais couteuses et quasiment sans aucune aide pour les établissements indépendants et pour le plus grand bonheur des chaînes hôtelières «standardisées»? Est ce au prix du tourisme de masse et de ses aberrations ? Du style plusieurs heures d'attente à la Tour Eiffel ou des bâteaux de croisières trop nombreux le même jour pour accéder au port d'une ile méditeranéenne. Est ce au prix de la restructuration des parkings du Mont Saint Michel et de la polémique justifiée qui a suivi ? Je pourrais également citer la mise en circulation du petit train du Puy de Dôme et de ses premiers tours de roues qui pourraient être risibles s'il n'était pas aussi coûteux ??? Ceci n'étant qu'une énumération à la Prévert de quelques faits auxquels j'ai pu assister... A l'heure où de nombreux acteurs économiques se lancent dans un tourisme respectueux et responsable, à l'heure ou l'on nous rebat les oreilles de protéger notre patrimoine planétaire, est il vraiment raisonnable de se lancer dans ce défi ? Quelqu'un dans vos services s'est il posé la question:«Que viennent chercher les touristes dans notre pays»? Souhaitez vous faire de la France un parc d'attractions ? Devons nous continuer à voir des paysages détruits par le béton comme du côté de Gordes et du Luberon en général ? Devons nous continuer à voir nos centres villes et nos villages abandonnés au prôfit des mêmes centres commerciaux que ce soit à Lille, Belfort, Quimper, Bayonne ou Ajaccio (je ne cite que des exemples) alors que des réseaux se mettent en place et s'échinent à reconstruire la vie de nos villes et villages si chers à ces fameux touristes... je pense au réseau Villages Etapes, à la relance du canal du Nivernais ou au succès des opérations du 13H de TF1 par exemple. Aujourd'hui des tours opérators nous demandent de loger des clients chinois pour 15 à 18 euros (soit sous nos seuils de rentabilité) par nuit petit déjeuner compris alors que ces même clients vont dépenser des sommes astronomiques dans les grands magasins parisiens. Ou est la cohérence ? Faire mourir certains pour en faire vivre d'autres ? Pourquoi ne pas privilégier la qualité à la quantité, la convivialité à l'industrialisation de notre tourisme ? Alors, je ne suis pas un renfrogné refusant le progrès et l'avenir de notre tourisme. Je suis juste un Français qui se pose des questions et surtout attend des réponses cohérentes et argumentées. Voilà Monsieur le Ministre ce que j'ai sur le cœur et une partie des questions qu'un «professionnel» de l'accueil et du tourisme se pose aujourd'hui dans notre beau pays. Je ne sais pas si vous prendrez connaissance de ce courrier, ni si votre emploi du temps vous permettra d'y répondre. Sachez cependant que je suis à votre disposition pour apporter les preuves des exemples cités dans cette lettre mais aussi pour participer, à ma modeste mesure, aux travaux qui pourront aider à améliorer le tourisme et sa rentabilité dans notre chère France. Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, en l'expression de mes salutations distinguées. Thierry Quieffin
21/09/2017 10:17
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