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Les hôteliers du grand Annecy réunis en collectif contre les meublés de courte durée

Vie professionnelle - vendredi 5 mai 2017 10:34
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Marc Léonard et le collectif sont bien décidés de faire réagir les élus locaux.
Marc Léonard et le collectif sont bien décidés de faire réagir les élus locaux.

Le Collectif des hôteliers du territoire Grand Annecy et Tour de Lac dénonce depuis un certain temps les conséquences néfastes du développement des « locations illégales de meublés de courte durée via les plateformes d'intermédiation ».  Marc Léonard, propriétaire notamment du Splendid Hôtel à Annecy, président de l'hôtellerie du GNI- Fagiht et président départemental de branche, en fait partie. « Que ce soit à Annecy ou à Chamonix, des immeubles quasiment entiers sont transformés en locations de courte durée » déplore-t-il. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : « Pour Annecy ville, on est passé de 150 offres il y a 4 ans à 1346 au dernier recensement. Si on prend l'agglomération on en est à 2170». Or, le phénomène « qui n'est  soumis à aucune norme constitue à la fois une concurrence déloyale pour les professionnels que nous sommes, mais aussi influe négativement sur le parc des logements. Nos collaborateurs ont du mal à trouver un appartement. Les loyers sont en continuelle augmentation, de l'ordre de 2,7% par an. » Le syndicaliste évoque également le cas des jeunes restaurateurs qui ne trouvent pas de logement à proximité de leur affaire. « Or, comme vous le savez, ce métier est synonyme d'horaires lourds et compliqués ». Le collectif, qui regroupe des établissements syndiqués et non syndiqués, a frappé à un certain nombre de portes : élus, EPCI (établissement public de coopération intercommunale, mettant en oeuvre la coopération entre plusieurs communes), sans vraiment de réactions de leur part jusqu'à cette lettre ouverte de deux pages qui s'adresse directement aux élus du Grand Annecy et Tour de Lac dans laquelle « nous expliquons les faits, l'impact sur notre activité et l'accès aux logements. Les appartements loués aujourd'hui sur la seule plateforme Airbnb représentent 13% du parc locatif d'Annecy. Le phénomène chasse les commerces de proximité des centres-villes, modifie l'attractivité touristique. Sa régulation est impérative et nous appelons les élus à prendre leur responsabilité » termine Marc Léonard. Cette fois, la missive a porté ses fruits. Un groupe de travail vient – enfin - d'être proposé par la municipalité d'Annecy. Il devrait voir le jour dans un mois.

Sylvie Soubes
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