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64ème congrès de l'Umih sur le thème : Notre métier, c'est la vie

Vie professionnelle - lundi 14 novembre 2016 14:24
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L'Umih va réunir ses troupes du 29 novembre au 1er décembre au Touquet-Paris-Plage, dans quel esprit ? La réponse avec son président confédéral, Roland Héguy.



De g à d : Hervé Bécam, vice président confédéral et Roland Héguy, président confédéral de l'Umih.
De g à d : Hervé Bécam, vice président confédéral et Roland Héguy, président confédéral de l'Umih.

Pourquoi ce thème : Notre métier, c'est la vie ?
C'est montrer l'importance de la contribution du tourisme et de nos professions. A l'économie nationale, à l'aménagement des territoires ainsi qu'à l'emploi. Notre secteur offre des perspectives de carrière, en France comme à l'étranger, à près de 100 000 jeunes en formation chaque année. L'ascenseur social existe et fonctionne encore dans nos métiers. C'est important comme de souligner qu'il ne s'agit pas de 'jobs pour dépanner et sans avenir'. Notre devoir est aussi de former et d'informer les jeunes, de transmettre notre savoir-faire aux générations futures. Nos lieux sont source de convivialité et créateurs de lien social. Le contexte sécuritaire impacte la vie de nos établissements qui sont aussi en première ligne lors des attaques terroristes.

L'académicien et philosophe, Michel Serres, prendra la parole jeudi matin. Qu'en attendez-vous ?
Chaque année, nous invitons des personnalités extérieures au secteur, capables d'apporter un regard nouveau sur notre secteur aux professionnels présents. Michel Serres est un homme au parler simple et direct. Il expliquera ce que signifie pour lui la notion d'hospitalité, en situant les crises que nous vivons aujourd'hui : crises sécuritaire, financière, liée à l'irruption du numérique et au bouleversement des modèles économiques établis. Il prend le contre-pied du pessimisme ambiant à l'égard du numérique, il affirme que nous vivons une révolution comparable du passage de l'oral à l'écrit. Plutôt que de déplorer, Michel Serres propose d'anticiper et de s'adapter.

Ce congrès va se dérouler au Touquet-Paris-Plage, situé dans un département dont on a parlé essentiellement ces derniers mois au travers de la jungle et des migrants. Quel est votre message aux professionnels locaux ?
Le Pas-de-Calais et les Hauts-de-France possèdent des atouts touristiques superbes. Cette région est très attractive, notamment pour les britanniques. Malheureusement son image a été ternie. Calais a été la première touchée et d'autres villes ont été impactées. Pire, on entend la presse d'évoquer des Mini-Calais  en parlant des campements parisiens. Aujourd'hui, des actions de promotion doivent impérativement être mises en place. Elles doivent cibler le tourisme d'affaires, de loisir, culturel et  de shopping. Calais et sa région doivent retrouver aux yeux des britanniques un statut d'étape incontournable. Nous devons nous montrer fiers de nos territoires et terroirs.

Où en est-on des locations de meublés ?
Nous n'avons pas compris la position du Parlement qui a voulu revenir sur l'obligation pour les loueurs qui déclarent plus de 23 000 euros de revenus annuels de s'acquitter de leurs obligations sociales. Ce seuil est déjà trop élevé en soit. C'est comme si vous demandiez à un salarié qui gagne 2 000 euros net par mois de ne pas déclarer ses cotisations ! On marche sur la tête. Imposer aux loueurs de s'acquitter de leurs obligations sociales n'est pas un frein, c'est poser une concurrence saine et équitable entre tous les acteurs. Nous avons, avec la Loi Lemaire, des mesures qui constituent un socle. Maintenant, nous devons construire les étages supérieurs d'un cadre nécessaire. Pour nous, la solution passe également par la transmission automatique des données aux services de l'administration.

Le Comité interministériel du tourisme s'est tenu la semainde dernière. Votre sentiment ?
Le précédent Comité interministériel du tourisme remonte à 13 ans. Cette réunion est une bonne chose compte tenu des événements tragiques que nous venons de traverser. Les annonces sur la sécurité vont dans le bon sens. Mais le montant de l'enveloppe n'est pas à la hauteur de la contribution économique nécessaire. Il n'y a pas, par exemple, de moyens supplémentaires pour la promotion de la destination France car les 10 millions annoncés par le Quai d'Orsay (qui ne sont toujours pas affectés) entrent dans l'enveloppe. Des mesures de soutien aux professionnels et aux salariés du secteur touristiques sont annoncées... Prenons la bonification des prêts pour la modernisation des HCR pour un montant de 1,75 million d'euros : une bonification des prêts (BPI) sera accordée pour financer l'accès gratuit à internet des clients dans les restaurants (500 euros) et la mise en place d'un système d'information, de réservations en ligne et de services de conciergerie dans les hôtels (2000 euros par établissement). Est-ce vraiment un soutien pertinent ?

Sylvie Soubes
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