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Loin du "syndicalisme à la papa", l'Umih 37 appelle à la résistance

Vie professionnelle - mardi 5 avril 2016 17:12
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Tours (37) Le syndicat refuse de baisser les bras et souhaite engager un bras de fer avec les tenants de l'économie collaborative.



Jean-Marie Gervais prend la parole lors de l'assemblée de l'Umih 37. À sa gauche, Hubert Jan, président national des restaurateurs à l'Umih.
Jean-Marie Gervais prend la parole lors de l'assemblée de l'Umih 37. À sa gauche, Hubert Jan, président national des restaurateurs à l'Umih.

"Le syndicalisme à la papa avec les banderoles et les manifs, c'est fini. Ce qu'il faut, c'est faire le siège des ministères !" Jean-Marie Gervais, président de l'Umih 37 - dont le mandat a été renouvelé lors de l'assemblée générale du 4 avril dernier - ne veut ni "baisser les bras ni être résigné". Il appelle pour cela à la mobilisation contre la concurrence déloyale, le para-commercialisme et l'économie collaborative. L'assemblée générale tenue en présence de Hubert Jan, président national des restaurateurs à l'Umih, et du sociologue Dominique Wolton, s'est d'ailleurs centrée sur ces questions d'économie collaborative, "qui est avant tout prédatrice et destructrice d'emplois". Ce que Dominique Wolton dénonce d'ailleurs comme une "tartufferie et la destruction de tous les modèles d'organisation sociétale". Le problème est, il est vrai, particulièrement vif dans un département touristique comme l'Indre-et-Loire. Jean-Marie Gervais a ainsi recensé près de 1 000 offres sur Airbnb en Touraine alors que le département ne compte que 2 000 chambres d'hôtel. À Tours, le taux d'occupation a chuté à 58 %, résultat qui pourrait encore être attaqué par l'ouverture prochaine de deux Hilton dans la ville.

 

Appel à la mobilisation

Le danger est aussi grand avec les tables partagées et les repas à domicile. "On en a déjà recensé cinq à Chinon et une trentaine sur Tours. À terme si nous ne faisons rien, ces tables seront plus dangereuses pour les restaurateurs qu'Airbnb ne l'a été pour les hôteliers", tonne le président de l'Umih 37. Théoriquement, ces tables doivent être déclarées aux services de l'État qui, en Touraine, n'ont reçu aucune inscription.

Pour lutter contre cette nouvelle concurrence Hubert Jan appelle à la mobilisation, qui passe notamment par le recensement des adhérents pour peser sur la représentativité. "Nous n'en sommes qu'à 30 % d'adhérents recensés, c'est insuffisant." Pourtant, des avancées ont été enregistrées : le statut d'artisan restaurateur ("c'est fait à 98 %") ou l'affichage des contrôles d'hygiène "qui ne serait plus que facultatif".

Mais en Touraine, un nouveau combat mobilise les adhérents : la charte de la vie nocturne qui doit être prochainement approuvée : "Nous avons été consultés, mais cela doit aller au-delà. Nous voulons être reconnus comme les véritables partenaires de l'économie touristique", insiste Jean-Marie Gervais

Jean-Jacques Talpin
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