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Retour d'expérience : "J'ai bénéficié d'un microcrédit"

Vie professionnelle - mardi 30 juin 2015 10:23
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Faute de moyens, de nombreux entrepreneurs dans l'âme doivent renoncer à leur projet de restauration. Pourtant, un microcrédit peut constituer le coup de pouce nécessaire pour se lancer.



Grâce au microcrédit de l'Adie, Anderya Andreyassian a pu rénover son snack mexicain à Marseille.
Grâce au microcrédit de l'Adie, Anderya Andreyassian a pu rénover son snack mexicain à Marseille.

"Si vous êtes au RSA, les banques ne vous tendent pas la main", déplore Aissatou Diagne. La jeune femme en a fait les frais. Alors qu'elle connaît une passe difficile et qu'elle vit du RSA, elle rêve de reprendre La Crêperie bretonne, à Toulon. "Cet établissement existe depuis quarante-huit ans, il était à vendre. Je me suis dit que ce serait une bonne idée de prendre la relève, car c'est une véritable institution dans cette ville", raconte-t-elle. Malgré ses quinze ans d'expérience dans la restauration (dont la création d'un restaurant afro-libanais), les banques ne lui accordent pas leur confiance. "Je n'avais pas de garantie, et malgré mes économies, ma demande de prêt n'est pas passée", poursuit-elle. Aussi se tourne-t-elle vers lAssociation pour le droit à l'initiative économique (Adie), qui lui permet d'obtenir un microcrédit de 7 500 €, dont la moitié à taux zéro. "J'ai pu boucler mon budget", se réjouit-elle. Par ailleurs, l'association l'aide à monter son dossier pour l'appel à projet lancé par la mairie de Toulon. Aissatou Diagne l'emporte : depuis janvier dernier, elle est à la tête de ce mini-établissement de six places assises, spécialisé dans la vente à emporter de crêpes nature. "Je propose aussi des crêpes garnies, des spécialités bretonnes, des salades et, chaque jour, un plat afro-libanais différent. J'espère que, d'ici un an, la clientèle aura adopté cette nouvelle offre", déclare-t-elle.

De son côté, Anderya Andreyassian s'est tourné vers l'Adie pour financer les travaux de modernisation de son snacking mexicain à Marseille :"J'avais déjà des emprunts en cours auprès des banques, il n'était donc pas possible d'emprunter quelques milliers d'euros supplémentaires par le système bancaire classique."

16 627 microcrédits en 2014

Aissatou Diagne et Anderya Andreyassian sont loin d'être les seuls à avoir sollicité l'Adie. Principal opérateur du microcrédit en France avec 99 % du marché, l'association a accordé l'an dernier 16 627 prêts, à hauteur de 10 000 € maximum (et jusqu'à 20 000 € si le microcrédit est couplé à un crédit à taux zéro). 13 428 professionnels ont ainsi pu créer leur micro-entreprise. "Nous intervenons dans des domaines aussi divers que le commerce, l'artisanat, les services à la personne… Les projets d'hôtellerie-restauration ont représenté 11 % de notre activité dans le Var, précise Grégory Ghelfi, manager d'agence pour ce département. Nous avons déjà financé des petits snacks, des rôtisseries ou encore des camions ambulants."

L'association pratique des taux quasiment similaires à ceux des banques (entre 6 et 7 %). Elle répond aux demandes d'un public qui n'a pas les faveurs des banquiers, à condition que le projet soit sérieux et viable. "50 % des personnes qui font appel à nous touchent le RSA et 25 % n'ont pas de revenus, poursuit le manager. Mais nous avons un taux de remboursement de 97 %. Notre force, c'est le taux de pérennité des entreprises créées : il est de 72 % à deux ans et 56 % au bout de trois ans. Cela s'explique sûrement par notre action d'accompagnement, comme l'aide sur le prévisionnel, le choix du statut ou encore les démarches d'immatriculation."

Violaine Brissart

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