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Création de l'Umih 90 et d'Umih Franche-Comté à l'occasion de l'assemblée générale du syndicat jurassien

Vie professionnelle - mardi 24 septembre 2013 13:10
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39 - Jura Les nouvelles structures ont été officialisées à l'occasion de l'assemblée générale de l'Umih 39, emmenée par Patrick Franchini.



L'assemblée générale de l'Umih 39, le 23 septembre dernier, revêtait un caractère particulier puisqu'elle allait officialiser la création de l'Umih 90 et de la région Umih Franche-Comté. Peu avant, Patrick Franchini, président de l'Umih 39, dévoilait les locaux rénovés du syndicat à Lons-le-Saunier. "C'est un jour important pour nous. Grâce à une gestion rigoureuse de nos finances, nous avons pu investir pour que ces lieux deviennent la maison de nos ressortissants Umih", a-t-il déclaré non sans fierté. L'endroit accueillera également les sessions d'Umih Formation, qui a fêté ses dix ans cette année et s'attaque aux permis de former et aux chambres d'hôte : "des avancées importantes pour le secteur", estime Patrick Franchini. Vint ensuite la signature des nouveaux statuts pour le Territoire de Belfort, jusque-là CPIH. "Cette intégration est surtout d'ordre géographique, explique Sylvain Goudey, président de l'Umih 39. Les deux syndicats ont des objectifs très proches et communs. Ce changement va nous permettre [de parler] d'une seule voix aux institutions et aux pouvoirs publics." La présidence de l'Umih Franche-Comté a été confiée à Bernard Champreux, vice-président de l'Umih 70. L'équipe est ambitieuse car elle annonce sa volonté de se déployer dans le Doubs avec un démarchage des adhérents potentiels et la mise en place de sessions de formation sous la bannière d'Umih Formation. L'après-midi, dans les salons du golf-hôtel-resort Domaine du Val de Sorne, à Lons-le-Saunier, réunion plénière pour les membres de l'Umih Jura. Un programme chargé avec la signature d'une convention entre le Coorace (fédération nationale de l'économie sociale et solidaire) et l'Umih Franche-Comté en faveur de l'emploi, le dossier des agences de voyage en ligne et cette question posée par Vincent Clergeot et Francis Piot de l'Umih 39 : "Sommes-nous des otages ?". Enfin, plusieurs personnalités locales sont intervenues, notamment des représentants du comité départemental du tourisme et de Jura Tourisme.

Une activité en recul

Pascal Mathieu, du Castel Damandre, a été mis sous les projecteurs par l'assemblée. Il vient de recevoir le titre de Maître Restaurateur, le 28e dans le Jura. Quant à l'activité, la morosité l'emporte comme dans beaucoup de départements avec une baisse du ticket moyen en restauration et un taux d'occupation en recul. Dans les chantiers annoncés, Patrick Franchini, plaide pour la poursuite du combat en faveur de la création de la dénomination 'artisan restaurateur' : "L'Umih Restauration a toujours été convaincue que nous étions des artisans. Nous créons de nos mains, nous transformons un produit brut en un produit fini, de la fourche à la fourchette, c'est la plus-value de nos métiers. Il faut faire sauter les verrous administratif et nous savons que nous pouvons compter sur notre président, Roland Héguy, pour nous épauler dans ce combat et pour que la double appartenance [CCI et chambre des métiers, NDLR] devienne une simple formalité, sans créer une nouvelle usine à gaz." À bon entendeur donc.

Sylvie Soubes

Roland Héguy :

Le président confédéral, Roland Héguy, s'est largement félicité de cette journée de signatures. Nous l'avons interrogée sur ce rapprochement et sur l'actualité de la profession.

L'Hôtellerie-Restauration : Comment voyez-vous cette conquête de territoire ?

Roland Héguy : C'est un moment fort de la resyndicalisation que nous avons entreprise. Le Territoire de Belfort nous rejoint, avec à sa tête Sébastien Goudey. Nous allons pouvoir créer une dynamique dans le Doubs, qui est un département que nous ne couvrions pas jusqu'à présent. La constitution de la région Franche-Comté, autre événement de la journée, prouve la capacité de l'Umih à rassembler et fédérer. Ajoutons à cela d'autres succès récents en Charente-Maritime et dans le Calvados. Cette année, nous avons aussi salué la création d'Umih Mayotte, sous la conduite d'Hervé Bourg, et de l'Umih Lot. L'Umih 86 est en cours de construction et nous reprenons nos marques en Loire-Atlantique. Nous sommes particulièrement fiers d'accueillir Umih Prestige qui sera officiel après le vote du conseil d'administration du 8 octobre. J'attends aussi avec beaucoup d'impatience la réforme de la représentativité patronale, prévue par le ministre Michel Sapin, qui va permettre de clarifier le paysage patronal.

 

Le 61e congrès de l'Umih aura lieu en novembre à Cannes. Quel en sera le thème ?

Nous l'avons baptisé 'Les CHRD, acteurs majeurs du tourisme'. François Hollande a enfin reconnu le tourisme comme grande cause nationale. Nous l'appelions de nos voeux. Maintenant, nous attendons des actes. Nous allons démontrer que le tourisme est un levier économique à fort potentiel et que les CHRD en sont le moteur. Si nous avons choisi Cannes, c'est aussi parce que cette destination a su tirer profit de tous types de tourisme comme facteur de développement et d'emploi. Avec Michel Chevillon, président de l'Umih 06-Cannes, et son équipe, soutenue par Ali Lahouti, nous apporterons la démonstration de cette dynamique.

 

Quel regard portez-vous sur l'appellation 'fait maison' ?

Compte tenu des incertitudes parlementaires, je resterais bref : ce n'est pas les plats qu'il faut labelliser mais les cuisiniers, c'est pour cela que nous tenons à la reconnaissance de l'artisan restaurateur. Le fait maison, c'est bien pour le consommateur mais cela n'identifie pas le chef. Nous serons très attentifs à la définition qui en sera faite. Nous rencontrons prochainement les représentants de Bercy pour travailler à sa future rédaction. Nous poursuivons notre démarche auprès de la ministre Sylvia Pinel, notamment dans le cadre de sa future loi sur l'artisanat. Nous demandons également au Gouvernement de pérenniser le crédit d'impôts pour les Maîtres restaurateurs : il en va de la réussite du projet.

 

Les Jurassiens ne veulent pas se laisser "déposséder" par les agences de réservation en ligne, aussi appelées OTA. Où en est la rue d'Anjou ?

Les actions que nous portons depuis un an commencent à porter leurs fruits, il y a une vraie prise de conscience de la part des pouvoirs publics et de l'opinion. Si les OTA sont incontournables, celles-ci abusent de leur position dominante. Nous voulons modifier les relations commerciales pour qu'elles deviennent équitables pour tous, y compris pour le consommateur. Actuellement, nous constatons, comme la commission d'examen des pratiques commerciales [CEPC] et son président le député Razzy Hammadi [lire p. 41, NDLR], un déséquilibre massif. Celui-ci nous a assurés que s'il n'y avait pas d'avancées, le législateur prendra ses responsabilités. Par ailleurs, suite à notre saisine de la CEPC et de l'autorité de la concurrence, nous venons de demander officiellement aux OTA de baser leur taux de commission sur le prix hors taxes de la chambre et non sur le prix TTC. Il est inadmissible que, au 1er janvier 2014, les OTA s'enrichissent mécaniquement suite à l'augmentation de la TVA sur le dos de l'État alors qu'elles ne sont pas soumises à la fiscalité française.

 

Comment voyez-vous la fin de l'année ?

Les premiers six mois ont été dégradés pour de nombreuses raisons, et si le mois d'août a été correct, il ne compensera pas les pertes enregistrées depuis le début de l'année. Une entreprise sur deux a des problèmes sévères de trésorerie, qui la mettent dans l'incapacité d'investir et de créer de l'emploi. Sans compter l'augmentation du taux de TVA au 1er janvier prochain et la multiplication des taxes. Nos entreprises et nos emplois sont menacés. Je suis très inquiet pour notre secteur en raison d'un environnement économique qui empêche toutes les initiatives et les projets. On parle de "pause fiscale" mais nos entreprises ont avant tout besoin de stabilité fiscale sur le long terme pour investir, embaucher et se développer en toute sérénité. C'est le message que je porte auprès des pouvoirs publics et nous avons besoin de la mobilisation de toute la profession pour l'amplifier et pour être entendus.

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