×

L'Hôtellerie Restauration et ses partenaires utilisent des «cookies» pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du site, améliorer votre expérience, personnaliser des contenus et publicités en fonction de votre navigation et de votre profil, réaliser des statistiques et mesures d'audiences afin d’évaluer la performance des contenus et publicités, et partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Certains de ces cookies sont soumis à votre consentement. Vous pouvez exprimer votre choix de manière globale, ou paramétrer vos préférences par finalité de cookies. Vous pouvez modifier ces choix à tout moment par le lien en bas page.

Accédez à notre politique cookies en cliquant ici




Actualités
Accueil > Actualités > Vie professionnelle

Édito du n°3255 du 15 septembre 2011 : "Déficit politique"

Vie professionnelle - mercredi 14 septembre 2011 15:26
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question
Ajouter un commentaire
Partager :      
Article réservé aux abonnés


Inutile de se voiler la face ou de se réconforter par la publication de communiqués alarmistes déplorant l'absence de considération du pouvoir à l'égard de la profession. Face à l'habileté politique d'un ancien Premier ministre qui n'a pas pris de gants pour défendre, et obtenir gain de cause pour ses chers parcs à thèmes, l'adoption d'une taxe de 2 % sur les nuitées à partir de 200 €, votée sans sourciller par l'Assemblée nationale lors d'une de ces séances de nuit où tout est possible, reflète la désinvolture avec laquelle ministres et parlementaires traitent les métiers de l'hôtellerie-restauration.

Certes, Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État en charge notamment du Tourisme, a déclaré son opposition de principe à cette taxe, sans aller, on le comprend, jusqu'à rompre la solidarité majoritaire, alors que le député UMP Daniel Fasquelle, animateur avec le socialiste Pascal Terrasse et le sénateur savoyard Pierre Hérisson du club parlementaire France terre de tourisme, a également pris position contre la taxe sur les hôtels, ce fut peine perdue.

Certes, il est indispensable de mettre en perspective une mesure plus symbolique que véritablement significative pour le rétablissement de nos finances publiques dont l'échéance semble s'éloigner alors que l'éventualité de défaut de paiement de l'État grec risque de mettre à mal des banques françaises trop engagées à l'égard du pays jadis considéré - c'était il y a longtemps - comme le berceau de la sagesse occidentale.

Quatre-vingt-dix millions d'euros dans les comptes 2012 prélevés sur les factures des nuitées hôtelières à partir de 200 € ne susciteront guère la compassion d'une opinion chauffée à blanc par les démagogues de tout poil à l'endroit des 'riches', dont on ne sait toujours pas donner une définition précise.

Mais au-delà de tous les arguments techniques que vous pouvez lire en pages 2 et 3 de votre journal, c'est bel et bien le déficit politique qui doit interpeller les dirigeants des organisations professionnelles. Il n'est que temps, alors que des échéances électorales majeures s'annoncent, de construire une argumentation convaincante du rôle de l'hôtellerie-restauration dans l'économie nationale.
L. H.