×

L'Hôtellerie Restauration et ses partenaires utilisent des «cookies» pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du site, améliorer votre expérience, personnaliser des contenus et publicités en fonction de votre navigation et de votre profil, réaliser des statistiques et mesures d'audiences afin d’évaluer la performance des contenus et publicités, et partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Certains de ces cookies sont soumis à votre consentement. Vous pouvez exprimer votre choix de manière globale, ou paramétrer vos préférences par finalité de cookies. Vous pouvez modifier ces choix à tout moment par le lien en bas page.

Accédez à notre politique cookies en cliquant ici




Actualités
Accueil > Actualités > Hôtellerie

Rocky Pop : le concept qui lie loisirs, affaires et vie de quartier

Hôtellerie - vendredi 8 avril 2022 11:15
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question
Ajouter un commentaire
Partager :
Article réservé aux abonnés

74 - Haute-Savoie Après Les Houches en 2018 puis Flaine en 2021, une troisième adresse s'apprête à ouvrir à Grenoble. L'hôtelier Romain Trollet, à la tête d'Assas Hôtels, revient sur le succès de sa marque.



Nous devons être créatifs, voir les choses autrement.” L’hôtelier Romain Trollet, à la tête d’Assas Hôtel, cumule les ouvertures et les succès. C’est notamment le cas avec la marque Rocky Pop, qu’il a fondée en 2016. Après avoir un premier établissement aux Houches, près de Chamonix, il en inaugure un deuxième à Flaine en 2021, avant celui de Grenoble prévu pour la fin d’année. Pourtant, la marque n’était pas prédestinée à se développer autant. “C’est top de réaliser que ce que vous avez créé fonctionne, et qu’avec le temps, vous le développez", confie-t-il.

 

S’insérer dans un quartier

L’idée de départ de Rocky Pop vient d’un constat simple : “La montagne c’est cher, et ça le devient de plus en plusBeaucoup de personnes n’ont pas les moyens de s’y rendre", explique le fondateur de l’enseigne. Il imagine alors un concept “fun”, dans lequel il est possible de “garder des souvenirs dingues, mais sans payer une fortune”, assure-t-il : karaoké, baby-foot, bornes d’arcade, jeux de fléchettes, piscine à boules pour les enfants…  Mais Romain Trollet insiste : “Si la chambre ne crée pas de valeur et n’est qu’accessoire, il ne faut pas oublier les critères de qualité, qui reste la base de notre métier. Cela pourrait au contraire détruire l’image.

L’engouement suscité autour de son produit conduit Romain Trollet à le dupliquer. Il crée ainsi un univers qui lui est propre autour de cette ambiance conviviale, qui va attirer à la fois une clientèle familiale mais aussi plus locale ou de long séjour, grâce à son intégration dans le quartier et la création de commerces de proximité hébergés directement dans l’hôtel. “On a voulu créer des hôtels proches de l’environnement dans lequel ils sont situés”, explique-t-il. À Flaine, par exemple, l’hôtel accueille un supermarché et une lingerie ; à Grenoble, un fleuriste et un réparateur-loueur de vélos sont prévus. Aux Houches, 30 % de la clientèle vient de l’extérieur, “pour jouer aux machines ou boire un verre”, assure le l’hôtelier.

 

“Penser son produit pour les gens qui y travaillent”

Le développement de Rocky Pop s'explique aussi par les constats faits suite à la crise. "On s’est rendu compte que certains modèles étaient plus résilients que d’autres. Quand on regarde l’hôtellerie pure, c’était 0 activité pendant la crise, les appartements ont subi une perte un peu moins importante, et il n’y a eu pratiquement aucun impact sur le coliving. Avec notre concept Rocky Pop, on a une identité assez forte mais nous avons aussi un modèle plus résilient. Ce n’est pas juste un lieu un peu fun, c’est aussi un modèle qui offre des hébergements différents [chambres d'hôtel allant de 2 à 12 personnes, appartement, penthouse, NDLR], avec une clientèle différente et des zones communes qui séduisent la clientèle de ville”, explique Romain Trollet.

"À la montagne, il faut être bon, poursuit-il. On fait sa saison en 140 jours, donc il faut amortir son projet sur ce laps de temps. Il est nécessaire d’être créatif, et de l’être rapidement". Autre challenge de taille selon l’entrepreneur : “On embauche des salariés sur une période courte. Ils partent à la fin de la saison et le challenge, c’est de les faire revenir d’une année sur l’autre.” Avoir une approche métier est donc indispensable. Les clients achètent une chambre suite à une photo vue sur internet et à la lecture des commentaires, qui proviennent de l’expérience vécue par d’autres clients et de l’accueil reçu des collaborateurs. “La capacité de créer des moments de vie existe grâce aux membres du personnel. Quand on imagine un produit, au départ, il faut aussi le penser pour les gens qui y travaillent, avec un outil pratique. Il faut que les équipes s’identifient au produit, qu’elles aient envie de venir travailler avec vous et qu’elles se sentent bien.”

#RomainTrollet #RockyPop

Romy Carrere

Journal & Magazine
N° 3782 -
30 septembre 2022
N° 3781 -
16 septembre 2022
SOS Experts
Une question > Une réponse
Inspirations et tendances culinaires
par Tiphaine Campet
Services