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Un peu d'histoire : Le Ritz, ancré dans le présent et fidèle à son passé

Hôtellerie - lundi 8 janvier 2018 16:29
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Paris (75) Après quatre ans de travaux, l'hôtel 5 étoiles a rouvert ses portes en 2016. Si tout a été repensé pour s'adapter aux nouvelles technologies et aux attentes des voyageurs d'aujourd'hui, il reste des traces du passage de Marcel Proust, Coco Chanel et Ernest Hemingway.



"Le Ritz n'appartient ni à une chaîne, ni à une collection. C'est encore un hôtel familial." Pour évoquer l'établissement rénové et emblématique de la place Vendôme, son directeur général, Christian Boyens, insiste avant tout sur "l'indépendance" de l'établissement, propriété du milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed. Puis, il passe en revue les bienfaits de quatre années de travaux, menés de 2012 à 2016 : "Même si nos clients sont attachés aux valeurs du Ritz, il fallait adapter l'hôtel aux attentes des voyageurs d'aujourd'hui." Des voyageurs ultra-connectés. Aussi, l'une des priorités, dans la vague de rénovation, a-t-elle été de tout revoir en fonction des nouvelles technologies et des ordinateurs, tablettes et smartphones avec lesquels les voyageurs se déplacent désormais partout et tout le temps. "Nous avons également repensé chaque salle de bains, en prévoyant deux lavabos, une grande douche dotée d'un banc, un chauffage par le sol… Car, dans ce domaine aussi, les besoins ont évolué. À titre d'exemple, un client américain veut voir la télévision tout en faisant sa toilette", reprend Christian Boyens. Toutefois, qui dit davantage d'espace dans les salles de bains, dit aussi moins de chambres et suites : l'ancien Ritz en comptait 159, elles sont 142 aujourd'hui. "Mais toutes, y compris la plus petite d'entre elles, offrent tout le luxe que propose l'expérience Ritz", souligne le directeur général.

"L'école Ritz Escoffier permet de transmettre le savoir-faire français"

La subtilité de cette rénovation a résidé dans la capacité des architectes Didier Beautemps et Valeria Sanchez, de l'atelier COS, à préserver l'identité du Ritz. Entre son ouverture en 1898 et aujourd'hui, les personnalités passées à l'hôtel de la place Vendôme ont créé son mythe : Marcel Proust, Coco Chanel, Colette, Jean Cocteau, F. Scott Fitzgerald, Charlie Chaplin, Jean-Paul Sartre, Ernest Hemingway... D'aucuns ont même donné leur nom à des espaces clés de l'hôtel, tel le salon Proust, le bar Hemingway ou encore la suite Coco Chanel - qui prête également son nom à l'espace de soin depuis 2016. "L'école Ritz Escoffier est également une institution que nous avons veillé à préserver, afin de transmettre le savoir-faire français", ajoute Christian Boyens. Quant au chef Nicolas Sale, autre acteur de "l'art de vivre à la française" cher au Ritz, "il est présent tous les jours dans nos cuisines". L'hôtel mêle donc high-tech, exclusivité, traditions et repères forts liés au passé, comme le parfum du Ritz, l'escalier d'honneur, le mobilier - dont de sublimes commodes XVIIIe -, les interrupteurs en forme de lyre ou encore le fameux bleu Ritz des rideaux et tapis. Enfin, le directeur général met en avant "le service personnalisé". Un sur mesure qui va jusqu'à proposer "à toute heure" un accueil à la porte de l'avion et un tunnel VIP pour arriver au Ritz, incognito. Les 600 salariés de l'hôtel sont ainsi aux petits soins d'une clientèle exigeante et rajeunie. Christian Boyens compare le Ritz à "une résidence privée" et conclut : "À l'heure où Paris dispose d'une offre phénoménale de palaces, le Ritz ne sera pas mieux que ces hôtels, juste différent."


Anne Eveillard