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L'Oustau de Baumanière se réorganise pour ses 70 ans

Hôtellerie - mercredi 6 mai 2015 15:01
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Tout jeune septuagénaire, l'hôtel mythique s'offre un nouveau nom symbolisant un "changement stratégique".



L'Oustau de Baumanière est un lieu magique avec ses mas provençaux et ses deux restaurants perdus dans 20 hectares de végétation. Lieu intimiste, niché au coeur des Alpilles, au pied des Baux-de-Provence, il est aussi l'un des hôtels historiques de la chaîne Relais & Châteaux. Soixante-dix ans après la création du domaine par Raymond Thuilier, Jean-André Charial, son petit-fils, et sa femme, Geneviève, souhaitent réunir sous un même nom et dans une même structure juridique toutes les infrastructures acquises au fil du temps et qui forment aujourd'hui le domaine. L'Oustau de Baumanière devient donc Baumanière les Beaux-de-Provence. Ce changement de nom vise notamment à mieux référencer le domaine auprès de la clientèle internationale. Sous ce nom, seront donc regroupés les cinq mas où sont installé les 56 chambres et suites, les restaurants La Cabro d'or, avec sa cuisine moderne provençale, et L'Oustau, le gastronomique doublement étoilé Michelin, sans oublier le spa Valmont. "C'est un changement stratégique, explique Jean-André Charial destiné à créer une véritable synergie, financière, de management et de gestion entre tous les établissements. Ce projet doit aboutir à une meilleure mixité entre les équipes et plus d'échanges entre les deux chefs. De même, il doit permettre, sur le plan administratif, commercial et marketing, d'harmoniser les fichiers et les procédures pour plus d'efficacité." 


Une réception vitrine

Cette étape, qui coïncide avec l'arrivée de la plus jeune des filles du propriétaire, Marie-Noélie Charial, n'est pas anodine sur le plan financier. "Nous avons investi environ 800 000 € dans ce projet, déclare Jean-André Charial. Cela nous a en effet obligés à réunir les deux réceptions en une seule, que nous avons réinstallée dans mes anciens bureaux, à l'entrée du domaine." Elle fait face à un vaste espace paysagé, réalisé par Thomas Gentilini et d'inspiration japonaise. "Les plantations ne datent que de deux mois, détaille Geneviève Charial. D'ici un an, les massifs seront recouverts de buis, d'iris et de lavande, dans une profusion de couleurs et de senteurs. Ce sera la première vitrine du domaine." De multiples petits travaux d'aménagements se sont ajoutés au projet : l'ancienne réception de La Cabro d'or est devenue table d'hôte, proposant un repas à 29 € par personne hors boissons le midi, et la réception de L'Oustau a été transformée en bar. "Tout a été repensé pour optimiser au maximum les espaces, tout en préservant la discrétion du lieu", poursuit la propriétaire.

Si les 56 chambres et suites n'ont pas fait l'objet d'aménagements particuliers, "c'est parce que nous investissons entre 100 000 € et 400 000 € chaque année dans les chambres", relève Geneviève Charial, qui en est la décoratrice attitrée. Très soucieuse de l'avis des clients, elle fait évoluer les décors en fonction des remarques notées dans le questionnaire qualité remis dans les chambres. Elle s'impose une règle pourtant : ne jamais faire de la déco pour la déco ou du pastiche provençal. "Nous voulons conserver l'authenticité du lieu", assure-t-elle. Ainsi, quand il s'agit de changer des pièces de mobilier, des luminaires ou des objets de décoration, elle va chiner chez des antiquaires de l'Isle-sur-la-Sorgue ou chez ses artisans favoris.

Hommage à Raymond Thuilier

Outre son changement de nom et de sigle, Baumanière s'enrichit également d'un nouveau chef à L'Oustau, Glenn Viel,  Michel Hulin restant le chef de La Cabro d'or. En célébrant le 70e anniversaire du domaine, Jean André Charial n'a pas manqué d'évoquer la mémoire de son aïeul, Raymond Thuilier, qui, en 1945, a su déceler dans cet endroit perdu les éléments qui allaient en faire l'un des établissements mythiques en France : "Je ressens aujourd'hui combien l'aventure menée par mon grand-père fut grande et belle. Avec mon épouse, je poursuis cette oeuvre entreprise avec passion, et il me semble que l'esprit Baumanière, à la fois immuable et ouvert, ne fait que s'enrichir. À voir le soleil se lever sur les Baux-de-Provence, je ressens cette perpétuelle exaltation qui, depuis l'origine, anime ce lieu."

Catherine Avignon

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