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Jean-Philippe Nuel, l'élégance avant tout

Hôtellerie - mercredi 23 mai 2012 15:59
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Figure emblématique de la nouvelle génération d'architectes et décorateurs, Jean-Philippe Nuel est entre autres l'auteur d'un certain nombre de boutique-hôtels à Paris.



Si, pour Jean-Philippe Nuel, l'architecture est de famille - il a grandi au milieu d'objets emblématiques comme la table Knoll ou la lampe Arko collectionnés par sa mère -, sa spécialisation dans l'hôtellerie a plutôt été un concours de circonstances. Il réalise son premier hôtel à la demande de l'un de ses amis d'enfance dont les parents sont hôteliers. Il s'agit du Clos Médicis, dans le Quartier latin. Pour le jeune homme, fraîchement diplômé des Beaux-arts (1986-1987), ce chantier - qui implique la reconstruction totale d'un bâtiment - est éprouvante mais lui fait gagner ses galons d'architecte. La suite s'enchaîne très logiquement, avec la rénovation d'une série d'établissements indépendants parisiens. À l'étranger, principalement au Japon, il s'ouvre à de nouveaux projets, travaillant autant pour des particuliers que dans des espaces d'exposition.

Aujourd'hui, Jean-Philippe Nuel est sollicité par les plus grands groupes hôteliers, surtout pour leurs marques haut de gamme : Marriott avec Renaissance, Accor avec Sofitel et MGallery, ou encore IHG pour InterContinental. D'autres projets, et non des moindres, se profilent comme l'hôtel Baccarat de Dubaï pour Starwood et d'autres encore avec Hyatt. Tous aiment chez cet homme discret, son style à la française, délicat et aérien, où les notes de couleur viennent en contrepoint, où l'ensemble est traité avec beaucoup d'élégance et un brin d'humour. Un investisseur indien vient de lui confier la réalisation totale, architecture et décoration, de son resort Taj à Pondichéry. Une nouvelle expérience en Inde, faisant à la fois appel à ses talents d'architecte et de designer, qui pourrait lui ouvrir de nouveaux horizons.


L'Hôtellerie Restauration : Voyez -vous une évolution dans la conception des hôtels aujourd'hui ?

Jean-Philippe Nuel : Quand j'ai commencé à travailler dans l'hôtellerie, on ne mélangeait pas architecture et décoration, selon une tradition anglo-saxonne. Peu à peu, la décoration s'est pourtant imposée, portée par une nouvelle génération d'hôteliers. Pour moi, les hôtels répondent à des mises en scène permanentes. Ce sont souvent des laboratoires d'idées. Ensuite, l'évolution dans la décoration est venue de l'hôtellerie haut de gamme, qui a souhaité développer des lignes plus contemporaines. Il y a quinze ans, on rénovait les hôtels de façon très classique. Désormais, ils font preuve d'inventivité et de créativité. Pourtant, il faut aussi savoir rester pragmatique. Je pense que la plupart des hôteliers se méfient de l'éphémère car ils veulent assurer la pérennité de leur investissement, et ils pensent que l'éphémère se démode.

Existe-t-il un style Nuel ?

Je ne le pense pas. Je cherche toujours à replacer l'hôtel dans son histoire et tirer la quintessence du lieu. J'en retire des éléments d'histoire, des motifs que je cherche à détourner pour les retraduire en motifs de décoration plus accessibles. Lorsque je m'engage sur un projet, je raconte une histoire. On me prête souvent la passion de la couleur. C'est faux. Je n'ai aucune couleur de préférence. Elles viennent toujours en contrepoint d'une tonalité plus légère. J'aime la ligne claire et je retravaille sans relâche les motifs de décor, toujours avec une touche d'humour. J'aime l'élégance, c'est un mot pour moi riche de sens. Je dirais que ce qui m'inspire, ce sont les lieux qui ont une force, une personnalité, comme le palais de justice à Nantes, l'hôtel-Dieu à Marseille, ou la piscine Molitor.

Parmi vos créations, quels hôtels ont eu le plus d'importance ?

Le premier, le Clos Médicis est incontestablement un moment fort, tout comme Le Duo, situé à côté du BHV à Paris. Puis, Le Général en 2003, a constitué une étape, car il a permis de donner un style à ce quartier en pleine émergence. Pour le même propriétaire, j'ai d'ailleurs réalisé le Grand Balcon à Toulouse, qui est une belle aventure autour de l'Aérospatiale. C'était l'époque où je travaillais surtout pour des indépendants. (...) Enfin, je n'oublie pas le Radisson de Nantes, dans l'ancien palais de Justice, les Hilton d'Évian et de La Défense, et enfin les InterContinental de Marseille et Lyon. Aujourd'hui, je travaille avec les marques comme avec les indépendants. Ils me confient leur identité, que je retraduis en fonction du lieu.

Propos recueillis par Évelyne de Bast

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