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Ça vous est arrivé : "J'ai passé mon bac pro cuisine à 66 ans !"

Formation - Écoles - mercredi 8 juillet 2015 14:41
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Saint-Chamond (42) Jean-Paul Merle a gagné son pari. Cet ancien cadre commercial, originaire de Saint-Etienne, a obtenu le précieux diplôme, mention assez bien. Une belle performance pour ce retraité actif qui aimerait ouvrir une table d'hôte.



Le bachelier Jean-Paul Merle (à gauche) et Jean-Jacques Daluz, professeur de cuisine au lycée hôtelier de Saint-Chamond.
Le bachelier Jean-Paul Merle (à gauche) et Jean-Jacques Daluz, professeur de cuisine au lycée hôtelier de Saint-Chamond.


"J'étais non seulement le plus vieux candidat de l'académie de Lyon, mais sans doute celui qui avait le parcours le plus atypique", s'amuse Jean-Paul Merle, heureux lauréat du bac pro cuisine 2015. L'aventure commence en 2010, lorsque, jeune retraité dynamique, il souhaite donner un nouveau sens à sa vie après une carrière en tant que cadre commercial. Passionné de cuisine, le Stéphanois s'inscrit aux Cercles culinaires du lycée hôtelier Les Petites Bruyères de Saint-Chamond (42) pour se perfectionner. Pendant quatre ans, il suit avec assiduité des stages de cuisine réservés aux particuliers et dispensés par Jean-Jacques Daluz, professeur au lycée et ancien restaurateur.

Les deux hommes deviennent amis. Le professeur lance un défi à son élève : passer son CAP cuisine. Jean-Paul Merle le relève et l'obtient en 2014 en candidat libre. Mais il ne s'arrête pas là. À nouveau poussé par son professeur, il s'inscrit cette fois en candidat individuel en bac pro cuisine. "Toute cette aventure est partie d'une boutade entre Jean-Jacques et moi. Mais j'avais aussi cette envie de connaître mon niveau en cuisine, savoir ce que je valais... J'ai toujours aimé cuisiner pour ma famille, mes amis... mais je souhaitais passer à un niveau supérieur. Et puis, c'était aussi un défi personnel", explique Jean-Paul Merle.

 

Préparation intense

N'ayant pas envie de retourner sur les bancs de l'école pour préparer l'examen, car cela impliquait trop de contraintes, il va plutôt se plonger dans les guides techniques et les manuels du bac pro, s'entraîner avec des annales, suivre des stages chez le chef Régis Marcon... Ou encore équiper sa cuisine avec du matériel professionnel afin de se mettre dans des conditions réelles. Mais Jean-Paul Merle reconnaît avoir appris les bases et progressé en technique grâce aux conseils de son professeur.

Ce dernier va d'ailleurs lui proposer de suivre un cours au lycée avec ses élèves de bac pro cuisine afin d'observer le fonctionnement d'une brigade. Leur mission était ce jour-là de réaliser un menu pour 40 ouverts pour le restaurant d'application du lycée. Une expérience positive selon Jean-Jacques Daluz : "La présence de Jean-Paul a prouvé aux élèves qu'avec beaucoup de motivation, tout était possible dans la vie. Les jeunes ont été marqués par son enthousiasme et sa volonté de réussir. Cela a même créé une émulation entre eux."

 

Des projets dans la restauration

L'année de révision n'a toutefois pas été toujours facile pour Jean-Paul Merle. Ce dernier avoue qu'à un certain âge, la mémoire est parfois défaillante, que l'enseignement des maths d'aujourd'hui l'a décontenancé... Même si, au final, son expérience de la vie, sa bonne gestion du stress, son esprit logique et son aisance verbale l'ont beaucoup aidé. Mais à quoi peut servir un diplôme quand on est à la retraite ? "Au delà de la fierté personnelle, je projette pourquoi pas d'ouvrir un jour une table d'hôte dans la région ou alors de mener une activité de chef à domicile. Pour l'instant, il n'y a rien de concret. Mais pour moi, obtenir ce diplôme était la condition nécessaire pour réaliser ce projet. Car cela permet de valider les compétences et d'apporter une certaine crédibilité", conclut-il.

Stéphanie Pioud

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