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Plaidoyer d'un ambassadeur des métiers à destination de la période 'collège'

Formation - Écoles - mardi 12 juin 2012 14:47
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En juin, la période des examens bat son plein avec aussi, pour les élèves de troisième et leurs parents, la dernière navette des voeux d'orientation. Pour les collégiens dont l'adolescence s'est traduite par une année de peu d'assiduité au labeur scolaire, le couperet se résume souvent, côté professeurs, à la voie professionnelle. « Votre enfant n'est pas intéressé par l'école… Il n'est pas fait pour de longues études... » Dès le deuxième trimestre,  les parents concernés ont été placés devant cet état de fait, avec la quasi certitude qu'il fallait s'en tenir à cette décision du conseil de classe, qui, seul, aurait le pouvoir de connaissance sur l'avenir de leur progéniture.  Les parents doivent-ils se plier aux conseils d'un encadrement si savant ou bien doivent-ils prendre du recul ? La seule certitude à ce stade c'est qu'il est totalement absurde, voir délétère, d'imposer à un adolescent une filière professionnelle qu'il n'a pas choisie (les temps ont changé !). Comme il est scandaleux de diriger vers la restauration un gamin parce que ses bulletins de notes ne sont pas satisfaisants. La profession ne cesse de le répéter. « La restauration n'est pas une voie de garage, ce doit être un choix ». Ce choix, qui ne sera peut-être au début qu'une attirance ou un déclic devant une émission de télé, a grand besoin d'informations sur le terrain. Et de la bonne information. C'est entre la Normandie et la Bretagne qu'a pris forme le réseau des ambassadeurs des métiers. « L'idée est née d'une évidence : qui mieux qu'un professionnel peut vous parler de son métier ? rappelle le service certification du Fafih. Ces ambassadeurs dont des salariés, des chefs d'entreprises (ayant au moins cinq ans d'expérience) qui accueillent les jeunes dans les établissements dans lesquels ils travaillent. Ce sont aussi des séniors en fin d'activité et des partenaires sociaux, mandatés par leurs organisations syndicales ou patronales siégeant dans les CRPEF (Commissions régionales paritaires de l'emploi et de la formation) ou dans les instances nationales (OPCA-Fafih, CPNE). » Si le dispositif a fait des petits dans d'autres filières, il est encore trop peu visible en hôtellerie et restauration, pourtant initiateur. Ce manque de visibilité montre l'étendu du chemin encore à parcourir entre le monde de l'entreprise, les familles et le cycle pourtant déterminant du collège. Empruntons à Régis Marcon son slogan pour l'apprentissage : Donner envie, donner confiance, donner l'exemple. Plutôt que d'attendre le « fatal » conseil de classes de fin de collège, c'est tout un mouvement qui doit se mettre en marche. Le rapprochement entre les organisations professionnelles et l'Education nationale entériné en début d'année porte sur le lycée et plus… Si des professionnels vont dans les collèges, les expériences restent limitées. « C'est en tout début de troisième qu'il faudrait pouvoir s'adresser aux jeunes et à leurs familles » plaide un professionnel pour qui les ambassadeurs des métiers est une corde essentielle et qu'il faut activer ici. Les portes ouvertes des lycées professionnels et des CFA n'ont pas tellement d'attrait auprès d'un jeune quand on vient de lui dire qu'il n'avait pas sa place dans la filière classique, soupire-t-il. Notre démonstration de la filière doit-être positive et constructive. Elle doit s'inscrire dans ce que les jeunes ont intuitivement besoin, dans la transmission, le partage, l'ouverture aux autres et l'optimisme ».
Sy.S.

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