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Les Fables de Monsieur Aubrée sur France 3, des documentaires très réussis sur les jeunes, le service et les produits régionaux

Formation - Écoles - mardi 15 juin 2010 11:37
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Les Fables de Monsieur Aubrée est une série de documentaires sur les jeunes, l’apprentissage du service en restauration et les artisans de nos régions qu'il faut absolument regarder. C'est tout en saveurs gentillesse, émotions et bonheurs partagés. Le 19 juin sur France 3 région à partir du 3 juillet sur France 3 national.



Tous ceux qui le côtoient connaissent l’exigence intellectuelle et culturelle de Christian Petitcolas, inspecteur général de l’Education nationale. Son grand attachement aussi à la profession. C’est grâce à lui que cette nouvelle série documentaire sur le service et les jeunes en formation allant à la rencontre des artisans régionaux, arts de la table et produit locaux, a pu être tournée. Les Fables de Monsieur Aubrée, ce sont sept voyages à travers la France emmenés par un professeur de la région parisienne, Pascal Aubrée, dont la foi dans la transmission reste inébranlable depuis 30 ans. D’autres professeurs se reconnaîtront en lui. Depuis le 27 mai, les films ont été projetés en avant-première dans les écoles hôtelières dont sont issus les élèves-acteurs. Le 8 juin, c’est l’équipe du lycée des métiers de l’hôtellerie Raymond Mondon de Metz, qui était en ébullition. La rencontre avec un maître verrier, le spécialiste du baba au rhum de Nancy ou encore la découverte du gavage des oies et des canards restera gravée dans toutes les mémoires. L’émoi est grand quand les jeunes, au terme de leur semaine de classe transportée, doivent effectuer le service du dîner dans une grande brasserie de Metz. En binôme avec des professionnels, les voici confrontés à la réalité. Ce soir là, consigne est donné de passer foie gras en entrée et baba en dessert. Un tour de force et d’amitiés. Cette plongée dans leur métier est une première qui mêle sur l’écran des larmes de bonheur et d’inquiétude. Les projecteurs montrent l’étendue de la difficulté, puis du potentiel et pour finir, du bonheur partagé, d’avoir réussi. “J’ai souhaité que ce soit dans des restaurants de type différents à chaque fois" avoue Christian Petitcolas pour qui le service doit impérativement être valorisé aujourd’hui. 

Le prof qui fait tomber les murs de sa classe

Au gré de cette collection inédite : 77 élèves de lycées hôteliers, (bac pro), 50 artisans passionnés et 10.000 kilomètres parcourus. En tout, une année sur le terrain. Jouant, comme les élèves, son propre rôle d'enseignant, Monsieur Aubrée a fait “tomber les murs de sa classe”. Au-delà de l’apprentissage, “ce professeur voulait tenter de déclencher chez ces adolescents, encore bruts de forme, au moins une envie, au mieux le feu sacré” explique Gael Leiblang, co-réalisateur de la série avec Laurent Lefebvre. Car le désir de Monsieur Aubrée, c’est avant tout de “planter la petite graine dans la tête des élèves qui se destinent à devenir maîtres d’hôtels, serveurs ou sommeliers”. Impressionnés par les connaissances inépuisables et la pédagogie de cet enseignant, les élèves ont tous été séduits par l'énergie qu’il déploie dans les cours de Travaux Pratiques. Au fil du tournage, ceux-ci ont également beaucoup appris de ces producteurs qui leur parleront de leurs méthodes pour parvenir à l'excellence. Ainsi pour Marine, élève au lycée hôtelier de Dinard en Bretagne, ce voyage aura été extraordinaire : “Ce fut une semaine très enrichissante, tant professionnellement qu’humainement. Le contact avec les artisans nous a permis de mieux comprendre leur travail et tout l’amour qu’ils mettent dans la fabrication des produits.” Même son de cloche du côté de Dominique, élève au lycée Finosello à Ajaccio, qui espère être le ‘messager’ de (son) terroir et de (sa) région auprès des futurs clients. “À une époque où l’on dit parfois que nos professeurs sont médiocres, que nos artisans perdent pieds face à la mondialisation, et que nos jeunes sont apathiques, conclut le réalisateur, j’ai découvert qu’il y avait au contraire beaucoup d’espoir : les profs ont une ‘’pêche’’ incroyable et les artisans ont des valeurs fondamentales à transmettre aux élèves. Quant aux gamins, quand on sait les émouvoir, ceux-ci s’intéressent à bien plus de choses que l’on peut imaginer.” Preuve que l’école devrait intégrer encore davantage les émotions à son apprentissage.
Par Sylvie Soubes et Mylène Sacksick

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