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Cession de fonds de commerce : un marché ralenti mais les prix restent stables

Fonds de commerce - lundi 14 février 2022 09:29
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Anglet (64) Créée en 2018, l'agence Century 21 Indarra a ouvert en janvier 2021 une antenne Indarra Pro dédiée à la cession de fonds de commerce et d'entreprise sur le Pays basque et le sud des Landes. Son directeur, Benjamin Mercier nous livre son analyse du marché local.



L’Hôtellerie Restauration : Comment la crise du Covid-19 affecte-t-elle le marché des cessions de fonds de commerce CHR dans votre secteur ?
Benjamin Mercier : Les prix de cession restent stables car ils sont toujours étroitement liés à la rentabilité, au chiffre d’affaires et à l’emplacement. Même si la crise a impacté l’activité et le chiffre d’affaires des entreprises du secteur, elle n’affecte pas les leviers de rentabilité ni ceux d’une gestion équilibrée de l’entreprise. Ceux-ci demeurent inchangés, de sorte que les prix de cession n’ont pas chuté du fait de la crise. Il n’y aura pas d’affaires bradées à cause de la crise. Son effet se ressent plutôt au plan humain, car elle a fait fuir de nombreux employés vers d’autres secteurs d’activité. Ainsi, les difficultés de gestion humaine au sein de l’entreprise - recruter, motiver, fidéliser - ont été exacerbées par la crise et semblent compter plus qu’avant dans la décision d’un cédant de se séparer de son affaire.

Actuellement, quelles sont les affaires les plus recherchées dans votre secteur géographique ?
Les hôtels et hôtels-restaurants sont les plus recherchés. Viennent ensuite les restaurants traditionnels, les bars-brasseries et les bars-tabacs. Actuellement, au sein de notre agence, la demande est supérieure à l’offre sur le segment des hôtels et hôtels-restaurants tandis que l’offre d’affaires à la vente est supérieure à la demande sur le segment des restaurants traditionnels, bars-brasseries et bars-tabacs.

Quel est le profil des acquéreurs ?
Les transactions se font quasiment exclusivement entre professionnels du secteur et la tendance des banques est d’exiger un apport de 35 % en moyenne. Lorsque l’acquéreur est déjà un professionnel de la région, il nous contacte le plus souvent en vue de développer ses affaires et/ou d’acquérir une affaire de plus grande envergure dans une zone ciblée, le plus souvent le cœur de ville de communes telles que Bayonne ou Biarritz. Lorsque l’acquéreur n’est pas déjà installé dans la région, il nous contacte car le sud des Landes et le Pays basque font partie de sa zone de recherche qui s’étend le plus souvent sur l’ensemble de la côte atlantique, de La Rochelle à la frontière espagnole, en passant par le bassin d’Arcachon. Ceux-là ont une appétence particulière pour les affaires de bord de mer.

La crise a-t-elle modifié le profil des acquéreurs ?
Elle semble avoir agi comme un filtre naturel dans la mesure où, sauf cas exceptionnels des investisseurs, les primo-accédants sans expérience d’un métier CHR ont disparu. Nous sommes également contactés par des professionnels désireux de revenir en France après avoir ouvert et géré leur établissement à l’étranger.

Parmi les éléments que vous prenez en considération dans la valorisation d’une affaire, quel est celui auquel les acquéreurs attachent le plus d’importance ?
Le chiffre d’affaires, la performance et la rentabilité financière de l’affaire restent les éléments clés, mais l’emplacement vient souvent s'y substituer. Nous remarquons que les acquéreurs recherchent d’abord un emplacement, ensuite une activité.

La terrasse et l’activité complémentaire de restauration à emporter sont-ils également déterminants pour les acquéreurs ?
Le comportement des acquéreurs semble avoir évolué à cet égard au fur et à mesure des restrictions imposées par le Gouvernement. Si certains acquéreurs ont, pendant quelques mois, mis un point d’honneur à ne cibler que des fonds de commerce avec terrasse ou avec une activité complémentaire de vente à emporter, ces aspects n’apparaissent actuellement plus comme des critères décisifs. En revanche, il est important que le bail n’interdise pas noir sur blanc l’activité de restauration à emporter.

#century21


Tiphaine Beausseron
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