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Cession de fonds de commerce dans les Yvelines : une forte disparité entre le rural et l'urbain

Fonds de commerce - jeudi 1 octobre 2020 10:42
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78 - Yvelines Pour Jérôme Guillotin, directeur de Century 21 Horeca 78, il est encore trop tôt pour mesurer les effets de la crise sanitaire sur les prix de cession de fonds de commerce CHR des Yvelines, des prix qui demeurent disparates en raison de la mixité du territoire.



L’Hôtellerie Restauration : Quelle est la spécificité des fonds de CHR dans votre secteur géographique ?

Jérôme Guillotin : On peut dire qu’ils se caractérisent par une grande disparité. On peut l’expliquer notamment par l’étendue géographique du département et la mixité de son territoire mêlant des zones urbaines à forte densité de population (Versailles, Saint-Germain-en-Laye…) et reliées à Paris par le RER ou le train de banlieue aussi bien que des zones plus rurales avec des communes de moins de 2 000 habitants plus éloignée de Paris, notamment au sud, à l’ouest et au nord du département. De grands pôles d’activité tels que Vélizy-Villacoublay, Saint-Quentin-en- Yvelines, Flins, Poissy se sont fortement développés dans divers secteurs : industriel, green-tech, recherche et développement, éducatif… 

 

Comment cette disparité se traduit-elle en termes de valorisation ? 

Les valorisations des fonds commerce situés dans les communes rurales du département sont moins généreuses que celle des fonds implantés dans des zones urbaines proches de Paris. De fait, nos avis de valeur professionnelle sont plus ciselés. L’EBE retraité prend plus d’importance dans les zones rurales. Compte tenu de cette disparité des zones et des commerces, il est impossible d’établir un prix moyen général.

 

Quels sont les segments les plus recherchés ? 

Les bars-tabacs- brasseries sont toujours très demandés. Le segment buraliste est une valeur sûre et reste rentable malgré l’augmentation du prix du tabac. Sur ce segment, 60 % des acquéreurs appartiennent à la communauté asiatique. À l’inverse, le segment des restaurants traditionnels souffre et peine à trouver acquéreur même quand il y a une belle rentabilité. 

 

Pour de nombreux restaurants, la vente à emporter et la livraison se sont fortement développées ces dernières années et pendant la crise sanitaire, en complément de l’activité de restauration assise. Comment la part du chiffre d’affaires liée à ces ventes à emporter est-elle appréciée dans une opération de valorisation de fonds de commerce ? 

Nous considérons que le chiffre d’affaires issu de cette activité complémentaire - qui rappelons-le n’est pas le cœur de métier d’un restaurant traditionnel - est assimilé à du chiffre additionnel  et que, de ce fait, il est assez volatile. Nous appliquons donc une décote sur cette part de chiffre d’affaires comparé au chiffre d’affaires résultant de l’activité de restauration traditionnelle.

 

Quel effet la crise sanitaire a-t-elle eu sur l’activité de transaction ? 

Sur les 40 dossiers sous offre de reprise que nous avions enregistrés au moment du confinement, aucun n’a fait l’objet d’un retrait de mandat ou d’une annulation de vente en raison de cette crise. En revanche, des signatures ont été décalées et, parfois, des prix ont été légèrement ajustés. 

 

Quelles sont vos prévisions pour la fin de l’année et 2021 ? 

Pour la fin de l’année, nous ne tablons pas sur une baisse des prix directement liée à la crise sanitaire. Il faudra attendre la fin du premier trimestre 2021 pour mieux mesurer  à travers les bilans, les conséquences économiques du confinement imposé. La chute du chiffre d’affaires ponctuelle et imposée pendant trois mois ne suffira pas à dévaloriser le fonds de commerce et une analyse des exercices précédents sera nécessaire. Néanmoins, il faut s’attendre à une baisse de prix pour ceux qui seront pressés de vendre.

 

#century21 #JeromeGuillotin

 


Tiphaine Beausseron
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