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Le jour d'après : entretenir la confiance avec les collaborateurs

Emploi - jeudi 11 juin 2020 16:05
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Accompagner et soutenir ses collaborateurs n'a pas été tâche aisée ces derniers mois. Avec la levée du confinement, le dirigeant d'entreprise ne doit surtout pas baisser sa vigilance à cet égard.




© GettyImages


Vous avez observé que vos collaborateurs montrent un degré de confiance variable et que chacun s’appuie sur ses propres références. Yves Riedrich, dans son Guide pratique de la préparation psychologique du sportif, propose quatre regards qui pourront vous aider à agir. En entrant dans une nouvelle ère professionnelle post-Covid-19, que nous appellerons ‘le jour d’après’, il y a lieu de tenir compte de ces 4 catégories de définition de la confiance pour accompagner et soutenir les collaborateurs :

• La confiance collective : celle que l’on mesure dans une équipe, dans la capacité du groupe à réaliser des actions. Exemple : s’appuyant sur une organisation claire, des procédures de travail suivies, le travail s’effectue d’une manière synchronisée autour d’un chef d’orchestre qui fait confiance à chacun.

Solution ‘le jour d’après’ : Tout en construisant de nouveaux process, le manager ouvrira ‘sa parabole’ d’écoute pour identifier les nouveaux comportements et attitudes. L’entreprise s’aventurant dans de nouveaux horizons, le manager sera le premier à croire en sa destination pour emmener avec lui son équipe.

• La confiance momentanée : elle varie chez chacun en fonction de ses performances, ou en raison de circonstances particulières. Exemple : le collaborateur perd momentanément confiance après avoir commis une erreur lourde de conséquences. Le chef d’équipe doit piloter la remontrance et suivre avec attention les effets secondaires.

Solution ‘le jour d’après’ : préparer la survie, c’est établir des modèles qui seront testés. Plus que jamais, une approche dans le style ‘conduite de projet’ permet de recenser toutes les idées, même les plus farfelues, pour en conserver les meilleures à tester. Des vents contraires soufflent mais ne font pas dévier le pilote.

• La confiance spécifique : c’est le degré de confiance qu’un collaborateur peut avoir dans une tâche donnée, et pas dans d’autres. Exemple : le serveur peut être performant sur le plan technique et gestuel et moins pour ce qui est de la valorisation des produits et la vente. Il conviendra alors d’individualiser son suivi avec un plan permettant de valoriser ses points forts et donnant les clés pour progresser par ailleurs.

Solution ‘le jour d’après’ : compréhension et soutien du manager. Si le collaborateur veut bien entendre des conseils, les délivrer.

 

• La confiance globale : trait de la personnalité que l’on trouve chez certains, quelle que soit la situation. Lors d’un recrutement, il est essentiel de distinguer un degré de confiance globale ponctuellement bas d’un degré éternellement pessimiste, car il suffit que l’emploi soit là pour que le climat change.

Solution ‘le jour d’après’ : si certains collaborateurs d’hier n’avaient pas confiance naturellement en eux, comment les imaginer, aujourd’hui, assurer leur job en première ligne avec le dirigeant ?

 

#Coronavirus #Reprise #Deconfinement #Confiance #Management


André Picca
Quid du dirigeant, pilote naviguant parfois sans visibilité ?

En période de guerre, à activité similaire, c’est du chacun pour soi. Il est donc inutile de rechercher l’enrichissement de ses initiatives et un soutien chez ses confrères-concurrents.

Solution ‘le jour d’après’ : se constituer un cercle de 3 ou 4 personnes suffisamment aventurières dans la vie et sans lien concurrentiel. En leur proposant des rendez-vous réguliers (en visio-conférence, par exemple), ils confronteront leurs plans et ils se soutiendront.

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