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Premier job : les jeunes en parlent avec enthousiasme

Emploi - mercredi 26 décembre 2012 17:05
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Paris (75) Jeunes diplômés, ils viennent de décrocher leur premier contrat. Ils racontent leur parcours, leur motivation, leur détermination, sans langue de bois, sans voir tout en rose, ni tout en noir.



Tiphaine Etienne : "j'ai quitté Noirmoutier pour Lyon, sans hésiter"

Ancienne élève du lycée Sainte-Anne de Saint-Nazaire (44), elle vient d'entrer comme commis de cuisine chez Georges Blanc à Lyon (69), dans son restaurant Le Centre by Georges. "Après le lycée, j'ai regardé le site de Georges Blanc, raconte Tiphaine Etienne. Comme il a plusieurs restaurants, je me suis dit que j'avais plusieurs chances de trouver un emploi. J'ai donc envoyé mon CV." Heureuse initiative, car elle a été rappelée au bout de deux jours. "J'ai quitté Noirmoutier (85) où je vis, pour Lyon, sans hésiter. Avec, à la clé, une période d'essai d'un mois dans le restaurant gastronomique du chef étoilé. Elle a surmonté le défi, au prix de beaucoup de pression. Mais je ne me suis pas posée de questions. J'ai tout donné."

Marina Deltour : "j'ai envoyé une candidature spontanée"

À sa sortie de l'école de Savignac (24), elle a cherché un premier emploi pendant trois mois. "Beaucoup ne répondent pas au C.V. que l'on envoie, constate Marina Deltour. Et je passe sur les entretiens à l'autre bout de la France, alors que le DRH sait d'avance que l'on ne correspond pas suffisamment au profil recherché." Malgré ces déconvenues, elle n'a pas baissé les bras. "Un ami de promo à Savignac m'a parlé de Domitys, une société spécialisée dans les résidences de services pour les seniors. Je me suis renseignée. J'ai envoyé un CV. J'ai eu deux entretiens et ma candidature a été retenue." Aujourd'hui, Marina Deltour est directrice-adjointe de la résidence Domitys de Romorantin (41). "À ceux qui cherchent leur premier job, je recommande de cibler le secteur où ils veulent travailler, de bien préparer leurs entretiens et de parler avec des personnes déjà embauchées dans l'établissement où ils postulent, afin de vérifier qu'ils sont en phase avec les valeurs de cet établissement."

 
Julie Lefranc : "il ne faut négliger aucune piste"

"J'avais fait un stage à l'hôtel Ermitage d'Evian-les-Bains (74)", explique Julie Lefranc. Il lui paraissait donc évident de postuler dans cet établissement, une fois son BTS obtenu au lycée Sainte-Anne de Saint-Nazaire (44). "J'ai sollicité les ressources humaines, mais il n'y avait rien pour moi." La jeune vannetaise a envoyé son C.V. dans d'autres hôtels de luxe pour un poste de gouvernante d'étage. "Mais un mois après, l'Ermitage m'a rappelée, car une gouvernante était partie." Elle a alors accepté un CDD. Une première embauche qui vient de déboucher sur un autre CDD dans un hôtel de Val d'Isère (73), Le Blizzard, jusqu'en mai 2013. "Il ne faut négliger aucune piste lorsque l'on recherche son premier job, dit-elle. Il faut aller au-devant des recruteurs et ne pas avoir peur de bouger, car la mobilité est très appréciée."

 

Raul Roch : "je dois mon job au réseau des anciens élèves"

Réseau et carnet d'adresses sont des outils précieux une fois que l'on se retrouve sur le marché du travail. La preuve : Raul Roch, diplômé de l'école de Savignac (24) a décroché son premier CDD "grâce au réseau des anciens élèves". "En deux semaines, c'était bouclé." En effet, un ancien de Savignac recherchait quelqu'un pour le seconder dans la refonte de l'offre de restauration au sein des rames iDTGV. Raul Roch a postulé et il a décroché un CDD de six mois en tant qu'assistant chef de projet restauration. "Le défi m'a séduit. Avoir un poste d'encadrement à 24 ans, c'est une vraie dynamique." Fin février, Raul Roch saura si son CDD se transforme en CDI. En attendant, il garde les pieds sur terre : "On n'est pas seul sur le marché. Il faut rester humble et débuter sa carrière en faisant ses preuves."

Anne Eveillard

Antoine Ménard, président du Club Savignac et fondateur de la société de conseils APM2 :
Antoine Ménard observe les jeunes talents, leur parcours, leurs projets. "Aujourd'hui, pour trouver un emploi, il faut se battre, dit-il. Je conseille aux jeunes de ne pas hésiter à rentrer par la petite porte, si jamais aucun tapis rouge ne leur est déroulé. Soyez visibles, audacieux et humbles", ajoute-t-il à l'intention des jeunes diplômés. Autre de ses conseils : "On ne travaille jamais pour une entreprise, mais pour des hommes. Un jeune qui trouve son mentor va souvent plus vite et plus loin que quelqu'un qui franchit les étapes en solitaire."

 

APM2 : 47 rue Richer, 75009 Paris. E-mail : amenard@ap-m2.com
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