Thierry Grégoire (Umih) propose une augmentation des salaires de 9 % dans les CHR

Face aux difficultés de recrutement et à la pénurie de personnel, le porte-parole de la négociation sociale et président de la branche des saisonniers évoque également le versement d'un 13e mois et la possibilité de ne pas travailler un week-end par mois.

Publié le 06 octobre 2021 à 14:03

Dans une interview accordée au Parisien, Thierry Grégoire, président de la branche des saisonniers, actuellement en négociation avec les partenaires sociaux, a listé plusieurs pistes de réflexion pour remédier aux difficultés de recrutement dans les CHR. La première d’entre elles est une augmentation des salaires allant de 6 à 9 %. En effet, le dernier accord sur la grille des salaires datant de 2018, la rémunération aux premiers échelons débute en deçà des minima sociaux. Toutefois, rappelle Thierry Grégoire : “En France on ne peut pas payer en dessous du smic. Même si notre grille n’est pas à jour, nos salariés sont payés, a minima, au smic, décalés de 1 % au niveau 1 échelon 1.” Mais d’en convenir : “On a ce qu’on mérite. Si nous n’arrivons pas à recruter, c’est parce que nous avons une grille salariale obsolète. Nous pâtissons aussi du comportement d’une minorité de professionnels indélicats.

D’autres pistes sont envisagées par le syndicat : le versement d’un treizième mois, une négociation, à partir de mars 2022, pour mettre en place un intéressement ou une participation, ou encore la possibilité de ne pas travailler un week-end par mois.

En revanche, le président des saisonniers de l’Umih rejette la possibilité de rémunérer davantage le travail du dimanche : “Nous sommes opposés à toutes négociations sur ce sujet. Cela déséquilibrerait notre modèle économique.”

 

Le GNI “déplore cette annonce”

Mais le dirigeant syndical ne mâche pas ses mots : “L’État n’a pas à (…) nous pointer du doigt, comme il le fait depuis deux mois, en nous présentant presque comme des ‘salauds de patrons’. Nous ne serons pas pris dans le calendrier électoral de la présidentielle.” Au contraire, Thierry Grégoire réclame l’aide de l’État, par la suppression des exonérations de charges sur les bas salaires qui, dit-il “récompensent les entreprises qui payent au smic” et demande au contraire des exonérations pour les niveaux de rémunération intermédiaires. Enfin, il souhaite la suppression de la loi sur l’avantage en nature nourriture et propose de la remplacer par l’attribution de titres-restaurants.

Le Groupement national des indépendants (GNI) ne s’associe pas à cette prise de parole. "Je déplore cette annonce, tant sur le fond que sur la forme, qui ne peut que venir troubler les négociations sociales", nous a confié Didier Chenet, son président. "Les négociations sociales et les propositions sur lesquelles peuvent participer les différentes organisations patronales se débattent entre les organisations patronales, puis avec les organisations de salariés dans un second temps",  mais “ne se mènent pas sur la place publique”, a-t-il insisté. 

>> Lire aussi la réaction du GNC et du SNRTC

Thierry Gregoire UMIH Didier Chenet GNI recrutement Emploi



Commentaires
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Eric Sepel

mercredi 6 octobre 2021

Majoré de 9% les salaires...avec une inflation qui va étre au moins de 5% !
Vous étes des charlots !

Diminuer par 2 les charges patronales et salariales ( faite pression sur le gouvernement )
Doubler le salaire les weekend et jours feries
Donner des primes au resultats et a la ponctualites
Payer double les heures sup
Et respecter vos employes !!!
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Sandrine LELEUX

mercredi 6 octobre 2021

Je propose à ce Monsieur de réfléchir un peu, si possible ... comment allons nous sortir tout cela alors que notre trésorerie à souffert durant plusieurs mois ... Donner un week end par mois à chaque salarié c'est très bien mais une personne en moins les jours ou nous faisons le plus de chiffre ... ! on fait comment ? Dans les petites structures, les patrons sont à bout ! Nous travaillons du matin au soir 6 jours sur 7, non stop ... jamais de congés (pour ma part) et si il n'y a pas assez sur le compte en fin de mois, c'est notre salaire qui se voit réduit... Marre de ces gens assis derrière un bureau qui décident pour nous !

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