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PGE, restructuration de la dette, trésorerie : l'Ahtop fait le point

Vie professionnelle - mardi 9 février 2021 16:39
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L'association Ahtop a organisé un webinaire autour du PGE et de la restructuration de la dette. Il était animé par son président, Jean Bernard-Falco, avec, pour invitée, Maya Atig de la FBF. Ce webinaire était également l'occasion d'une enquête en live avec les inscrits. Conseils de pro à pro.



Ce qu’il faut retenir de l’intervention de Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF)

Pour les banques, l’enjeu est de partir d’une situation saine et de transporter les entreprises durant la crise pour leur permettre d’atteindre l’autre rive. En mars 2020, nous pensions que ce serait un ruisseau et c’est devenu un fleuve. Il est important de conserver un dialogue régulier et transparent avec sa banque pour anticiper projet et difficultés. Cette relation de proximité est assez propre au système français et elle donne satisfaction.

PGE

  • 15% des PGE concernent la restauration et l’hébergement
  • 17% les dossiers de médiation
  • La part des CHR dans les nouveaux demandes de PGE est stable, tout comme la proportion des dossiers refusés

En l’état actuel

  • Les professionnels vont devoir choisir une date possible de remboursement, ils peuvent le rembourser ou choisir l’amortissement (depuis octobre). Le différé d’un an est prolongé d'une année supplémentaire, avec versement des intérêts et de la prime garantie la deuxième année. Le capital sera remboursé à partir de l’année suivante. La maturité du prêt ne peut excéder 6 ans (cela ne dépend pas des banques français mais de la Banque européenne) : le différé est donc d’une ou deux années avec un capital remboursé sur 4 ans.
  • Pour obtenir le différé, le professionnel doit en faire la demande (et le plus tôt possible). En revanche, tout différé est accepté et automatique ensuite.

Statistiques en live

Sur les 200 participants au webinaire, 76% sont des hôtels, 16% des restaurants. Sur cet échantillon de professionnels, le 29 janvier :

PGE

  • 92% ont bénéficié d’un PGE
  • 31% ont moins de 30% du montant emprunté
  • 22% ont encore entre 31 et 50%
  • 14% ont encore de 51 à 75%
  • 33% ont encore plus de 75% empruntés

Différé

  • 21% ont bénéficié d’un différé d’amortissement de moins de 6 moins
  • 14% de moins d’un an
  • 42% d’un an
  • 23% d’aucun
  • Disposer d’un an supplémentaire est utile pour 51%, vital pour 39%

Trésorerie (hors PGE)

  • 45% n’ont plus de trésorerie
  • 40% ont une trésorerie équivalant à moins de trois mois
  • 8% de 3 à 6 mois
  • 6% de 6 à 12 mois
  • 1% de plus d’un an

Jean-Bernard Falco, président de l’AhTop et président fondateur du groupe Hôtelier Paris Inn Group : analyse et conseils.

PGE :

  • Aux professionnels qui ne l’ont pas demandé, il est conseillé de le faire (les entreprises ont jusqu’au 30 juin). C’est une soupape nécessaire dans l’incertitude de reprise. Surtout qu’un retour à une activité viable n’est pas attendu avant septembre. Si votre banque vous le refuse, il faut contacter BPI France. Bercy n'est pas fermé à de nouveaux aménagements de remboursement (tout dépendra toutefois de la position de la Commission européenne).
  • Ne pas transformer son PGE en prêt participatifs dans l’immédiat (l’entreprise serait alors considérée comme défaillante). Restructurer le PGE consisterait à l’additionner à l’endettement de l’entreprise. Tout aménagement de crédit modifie les flux financiers des contrats, et oblige les banques à déclarer le client en défaut. Il est préférable d’attendre.
  • Il n’est pas possible de rembourser son PGE et de repartir sur un nouveau PGE (c’est, pour les banques, un prolongement du dispositif).

Restructuration de la dette :

  • Il faut séparer la dette Covid de l’endettement traditionnel.
  • Le moratoire concernant les dettes traditionnelles a duré six mois et ne peut être prolongé (réglementation européenne).
  • Si vous restructurez vos dettes : assurez-vous que votre banquier ne vous propose pas le baiser de la mort (comme expliqué plus haut, tout aménagement de crédit entraine une dégradation de la note auprès de la Banque de France)
  • Le cumul de l’endettement est cependant très compliqué. Et le meilleur conseil dans l’immédiat est de réunir ses états financiers et liasse fiscale à date, et de prendre rendez-vous avec l’antenne locale de BPI France, accompagné impérativement de son conseiller (comme son expert-comptable).

Retrouver le replay en suivant ce lien.

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Sylvie Soubes