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1 professionnel sur 2 n'est pas à jour de ses loyers

Vie professionnelle - jeudi 22 octobre 2020 12:10
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Le Groupement National des Indépendants (GNI) publie un état des lieux chiffré des loyers. L'enquête a été réalisée auprès de 1 420 professionnels, hôteliers, cafetiers, restaurateurs, traiteurs organisateurs de réceptions et discothécaires en septembre et octobre. Principaux résultats.






  • 1 professionnel sur 2 n’est pas à jour de ses loyers
  • 80% des professionnels se sont adressés à leur bailleur (90% à Paris) mais une large majorité n’a pas reçu de réponses
  • 55% n’ont bénéficié d’aucune aide, ni annulation, ni report
  • 27% ont bénéficié d’une mesure de report de loyers, le plus souvent de deux à trois mois
  • 18% ont bénéficié d’une remise de loyer, le plus souvent limitée à un mois
  • 87% des bailleurs des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration sont des privés
  • Pour 1 professionnel sur 4, les relations avec leur bailleur se sont dégradées 
  • Pour 15% les premières menaces d’actions judiciaires en expulsion sont annoncées et pour 7% elles sont mises en œuvre
  • Moins de 2% ont saisi le médiateur, 36% n'ont pas connaissance du dispositif et 57% estiment qu'il n'y a pas de résultat à attendre
  • Pour 2 parisiens 3, le montant des loyers mensuels est supérieur à 10 000 euros
  • Pour 97% des professionnels, les aides de l’Etat perçues pendant la période de fermeture obligatoire ne couvrent pas les charges (le reste à charge est de 5 000 euros pour 76% des interrogés)

#enquete #gni #loyer #coronavirus #covid19



La réaction de Didier Chenet, président du GNI

« Il est indispensable et urgent de solutionner le problème des loyers que les professionnels ne peuvent pas payer et que les bailleurs ne peuvent pas abandonner. Des solutions existent via le Fonds de Solidarité ou un crédit d’impôt dont pourraient bénéficier les bailleurs qui accepteraient d’annuler ces loyers. Nous y travaillons avec le gouvernement. Les chiffres de cette enquête que nous avons transmis au gouvernement doivent lui permettre de jauger de l’importance du problème et d’apprécier les moyens qu’il convient désormais de mobiliser. J’espère que nous pourrons trouver et mettre en oeuvre, enfin une solution au problème des loyers avant la fin du mois d’octobre. »