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#Coronavirus : vendredi, Emmanuel Macron a donné le top départ du plan de relance pour les CHR, sans date de réouverture

Vie professionnelle - lundi 27 avril 2020 15:53
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Vendredi, les professionnels attendaient une date, ils ne l'ont pas eue. En revanche, les organisations professionnelles sont satisfaites qu'une feuille de route soit tracée.



Les représentants des CHR, du tourisme et du loisir, ont participé à une réunion par visioconférence vendredi avec le Président de la République.
Les représentants des CHR, du tourisme et du loisir, ont participé à une réunion par visioconférence vendredi avec le Président de la République.

Le groupe Tourisme de l’Assemblée nationale a remis ce lundi un rapport sur le plan de relance au Gouvernement dans lequel les députés plaident pour la réouverture des cafés, hôtels, restaurants en trois dates : le 15 mai pour les départements les moins touchés, le 1er juin pour les départements  moyennement touchés et le 15 juin pour les départements à forte mortalité. Vendredi 24 avril, lors de la réunion organisée par l’Elysée avec les représentants des secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, des loisirs et de tourisme, le Président de la République a donné un tout autre calendrier. La date de réouverture des établissements ne sera fixée que fin mai début juin, au terme des premières semaines du ‘déconfinement’ prévu à partir du 11 mai et en fonction de l’évolution du virus. Les modalités de réouverture dépendront aussi du protocole sanitaire en cours d’élaboration avec les professionnels, qui devra recevoir l’aval des syndicats de salariés et dont la mouture finale sera certifiée par les ministères du Travail et de la Santé. Un protocole qui devra être commun à l’ensemble des entreprises de même type pour éviter toute distorsion de concurrence et de risque de contamination. La coordination des travaux a été confiée à Sébastien Bazin, pdg du groupe Accor. Sur le terrain, les professionnels auraient voulu obtenir davantage de lisibilité. Doit-on parler de déception ? Pour les organisations professionnelles, l’important, dans l’immédiat, réside dans la feuille de route et les mesures d’accompagnement destinées à éviter au maximum les défaillances d’entreprises.

Mesures annoncées

La réunion avec l’Elysée a duré plus de 2h30. Les nouvelles annonces portent sur l’exonération des charges sociales patronales de mars à juin pour les hôtels, cafés, restaurants, discothèques, traiteurs organisateurs de réceptions, l’exonération de la taxe de séjour forfaitaire pour les hôtels, l’objectif de réduction de 50 % de la CFE et le report des échéances bancaires de six mois sans intérêt. Plusieurs dispositifs ont été confirmés comme trois mois d’annulation des loyers relevant du domaine public  pour les établissements fermés depuis le 15 mars ou le relèvement de l’aide complémentaire du Fonds de solidarité de 5 000 à 10 000 euros. Etaient présents aux côtés d’Emmanuel Macron, le ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, le ministre de l’Economie et des finances, Bruno Le Maire, le ministre de l’Action et des Comptes Publics, Gérald Darmanin et le secrétaire d’Etat en charge du tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne. Le 14 mai, un Comité interministériel du tourisme se tiendra autour du Premier ministre au terme duquel sera arrêté le « plan de relance et de résistance » destiné aux hôtels, cafés et restaurants. Une nouvelle réunion avec le chef de l’Etat aura lieu ensuite.

Constat de l'Umih et du GNI 

Roland Héguy, président de l’Umih : « La profession s’est montrée unie et soudée, malheureusement 15% des TPE risquent de ne plus être présentes d’ici à la fin de l’année malgré les aides. Le Président de la République nous a rappelé sa volonté de tout faire pour éviter les défaillances d’entreprise. Il s’agit  aujourd'hui de sauver l’emploi et des vies. Il est parfaitement conscient de nos difficultés mais il ne faut pas rouvrir pour devoir refermer. D’où cette période d’au moins trois semaines. Par ailleurs, une grande campagne de communication doit être mise en œuvre à destination des français. Nous réfléchissons aussi à la possibilité d’un chèque vacances différents, qui soit utilisable sur l’ensemble du territoire pour les salariés ».

Didier Chenet, président du GNI : « Le Président de la République a fait preuve d’empathie, de pragmatisme et de volontarisme. Il a compris notre déception, notre inquiétude, notre détresse et a voulu nous montrer qu’il est à nos côtés pour nous aider et qu’il le restera tout particulièrement au moment délicat de la réouverture afin que celle-ci s’opère dans le respect du modèle économique et financier de nos entreprises et dans le respect de la santé de nos salariés et de nos clients. Il nous a demandé de travailler avec le Gouvernement à un plan efficace de soutien, de relance et même de transformation de notre secteur ».

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Sylvie Soubes
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