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Élection présidentielle : pour Didier Chenet, "le tourisme est par essence même une ouverture sur le monde"

Vie professionnelle - mercredi 26 avril 2017 10:02
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Le président du GNI décrypte plusieurs mesures des programmes, rappelant aux candidats que le tourisme est l'un des fleurons de l'économie française et doit le rester.



Didier Chenet : 'Une nouvelle taxe de 10 % du salaire brut pour les travailleurs étrangers risquerait fort de toucher nos entreprises qui ont traditionnellement recours à des travailleurs venus de tous les horizons.'
Didier Chenet : 'Une nouvelle taxe de 10 % du salaire brut pour les travailleurs étrangers risquerait fort de toucher nos entreprises qui ont traditionnellement recours à des travailleurs venus de tous les horizons.'

"Nous avons le choix entre deux candidats dont les programmes sont très différents : une candidate a pour projet de construire une France forte en prenant ses distances avec l'Europe et en adoptant des mesures fondées sur le principe de la préférence nationale, tandis que l'autre candidat prône l'ouverture de la France en matière économique, en misant sur le numérique pour favoriser l'émergence de nouveaux acteurs 'start-upers' et sur la maîtrise budgétaire de notre pays. 

Entre ces deux programmes, les oppositions ne manquent pas même si à ce stade de la course à l'Élysée, aucun d'entre eux ne s'est véritablement prononcé sur une politique touristique. Seul Emmanuel Macron a annoncé le rattachement du tourisme à un grand ministère, sans le citer, précisant seulement qu'une personne serait dédiée à ce secteur. 

Un effort manifeste et détaillé est annoncé par Emmanuel Macron afin de réduire le taux de l'impôt sur les sociétés (pour le ramener à la moyenne européenne de 25%) et les charges sociales (transformation du CICE en baisse de charges sociales pérennes) tandis que Marine Le Pen annonce également des baisses de charges mais de façon plus globale et a évoqué une nouvelle taxe de 10% du salaire brut pour les travailleurs étrangers (y compris les Européens). Cette taxe risquerait fort de toucher nos entreprises qui ont traditionnellement recours à des travailleurs venus de tous les horizons. 


Régulation de l'économie collaborative

À noter, la volonté aussi d'Emmanuel Macron de supprimer le RSI en l'adossant au régime général avec un objectif de réduire les charges pour les Indépendants de l'ordre de 500 € par an. Pour la TVA, à priori, dans les deux cas, aucune augmentation n'est prévue. 

Concernant le numérique et l'économie collaborative, ils prônent une régulation de cette activité pour une concurrence loyale. En revanche, je relève dans le programme d'Emmanuel Macron, le projet de taxer l'activité des plateformes étrangères sur le chiffre d'affaires réalisé dans notre pays. Il s'agit d'une question d'équité très importante, tout comme son engagement de la couverture de l'ensemble du territoire en très haut débit. 

Sur les conditions d'emploi de nos collaborateurs, les programmes des deux finalistes divergent fondamentalement. Marine le Pen veut sécuriser le droit actuel tout en donnant un coup de pouce aux bas salaires (heures supplémentaires défiscalisées) quand Emmanuel Macron veut plus de flexibilité pour libérer l'emploi des contraintes qui l'étouffent. Ce dernier propose d'ailleurs de réformer le compte pénibilité sans le supprimer néanmoins. Sur la formation, les deux candidats se retrouvent pour favoriser l'apprentissage en impliquant pleinement les branches professionnelles pour Emmanuel Macron tandis que Marine le Pen propose de reformer l'Éducation nationale. 

Il n'est pas dans mes attributions de recommander l'un ou l'autre de ces candidats. Je souhaite néanmoins à rappeler aux deux candidats, au nom de tous les professionnels, que le tourisme est par essence même une ouverture sur le monde, sans cette ouverture la France perdra un des fleurons de son économie et des centaines de milliers d'emplois. C'est dans cet esprit que le GNI a formulé de nombreuses propositions concrètes aux candidats."


Sylvie Soubes
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